La femme algerienne

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  • Publié le : 16 mai 2010
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8 mars 1910 – 8 mars 2009, voila 99 ans que la journée internationale de la femme à été célébrée.
Cette journée a été décidée à l’initiative
de « la conférence internationale des femmes socialistes », proposée par Clara Zetkin née le 8 mars 1857, réunissant dix-sept pays. Les résolutions de cette conférence
étaient toutes inhérentes aux droits de la femme, tels que le droit de vote,l’exercice de la fonction publique, le droit à la formation professionnelle, etc.

Bien que le combat n’ait pas cessé pour l’égalité des droits entre les deux sexes, les deux grandes guerres ont éclipsé, pour un moment, cette dynamique. Il
fallait donc la fin de la guerre de 39-45 pour que les revendications refassent surface derechef.
Il a été décidé dans la foulée de proclamer l’égalité des sexes entant que droit fondamental. Mais,
pendant que ces décisions se prenaient en Europe et en Amérique, l’Afrique était sous le joug colonial. Considérés comme sujets, ces textes ne les concernaient ni de
prés ni de loin. En tout cas, pour l’Algérienne, il fallait qu’elle participe activement à la lutte armée pour qu’elle recouvre son indépendance. Et une fois celle-ci acquise,
il fallait qu’ellemilite pour qu’elle soit reconnue et respectée.

Le combat de la femme algérienne pour l’indépendance.

pendant les quarante ans de pacification, de 1830 - 1871, la population a dégringolé de 3 millions à 2,1 millions d’habitants. La femme algérienne n’a pas échappé à la
furie des Bugeaud, Clauzel, Berthezène, de Bourmont, St Arnaud, Montagnac et Pélissier. Dans une lettre de ce dernier àBugeaud, Pélissier a raconté l’enfumade du
Dahra en été 1845. Après avoir obligé les Algériens à rentrer dans la grotte, « un corps de troupes françaises s’est occupé à entretenir un feu infernal. Entendre le
gémissement des hommes, des femmes, des enfants et des animaux ; le craquement de rochers calcinés s’écroulent et les continuelles détonations des armes… Le matin…
J’ai vu un homme mort,le genou à terre, la main crispée sur la corne d’un bœuf. Devant lui était une femme tenant son enfant dans ses bras… On a compté 760 cadavres.
Dans cette phase sombre de la colonisation, le moins que l’on puisse dire c’est que les souffrances étaient les mêmes que se soit pour les hommes ou pour les femmes.

Plus tard, en dépit de la répression systématique des autorités coloniales, le peuplea résisté par diverses formes de lutte. Et à chaque fois qu’une revendication était de
nature à demander l’égalité entre les Algériens et les Français d’Algérie, les autorités coloniales ont maté sans vergogne ces manifestations. Le summum de la violence a
été atteint le 8 mai 1945 lors de la célébration de la victoire des soi-disant démocraties de l’époque contre les régimes totalitaires,représentés par Hitler et Mussolini.
Ainsi, la femme algérienne a été profondément marquée par ce massacre, à Sétif et à Guelma, à ciel ouvert.

Cependant, bien qu’elle soit confinée dans la vie familiale, le déclenchement de la guerre, en novembre 1954, a été considéré par ces femmes comme une occasion idoine
pour se libérer du carcan colonial. Du coup, sur les 1010 combattants de la premièreheure, les 49 femmes qui, dés le premier mois, ont rejoint le FLN-ALN ont représenté
5% de l’effectif initial des combattants. Cette nouvelle donne a amené les chefs de l’insurrection à intégrer la femme dans la nouvelle équation, cette fois-ci, comme
variable non négligeable. Cette adhésion des femmes, quoi que difficile au début, a été pleinement assumée. Voici le récit de Djamila Amrane,auteure de « Femmes au
combat » : « Le départ au maquis est l’acte qui marque le plus profondément et de manière irréversible la coupure avec la famille et le mode de vie traditionnel. Ces
jeunes filles, dont la moindre sortie était contrôlée par leurs parents, font preuve d’un courage et d’une volonté exemplaires en décidant d’abandonner leur vie protégée
pour la lutte dans les maquis. »...
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