la fifa

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  • Publié le : 23 juin 2014
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Préparation à distance
à l’examen d’Agent Sportif
MODULE FIFA

© Docteur Armand ELONO
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1

Lagouvernance des Organisations internationales non gouvernementales de sport ou
la quête historique d’une « souveraineté » et d’une légitimité internationale.

PREAMBULE

L’examen de l’actualité ou le souvenir de la Coupe du monde de 1998, nous
amènent

à

envisager

la

toute

puissance

des

Organisations

internationales

non

gouvernementale de sport (OINGS). Le tour parla commission d’évaluation des villes
candidates aux Jeux Olympiques des capitales désireuses de recevoir chez elles les Jeux
Olympiques, nous permet d’apprécier le fait que les OINGS contribuent aujourd’hui à
construire un temps sportif historique qui se renouvelle tous les quatre ans, après que
ces organisations aient choisi qui, où, comment, avec qui et quand le monde entre en
compétitionsportive internationale.
Le mot gouvernance renvoie étymologiquement, à l’idée de « pilotage » et dans le
cas de la FIFA et du CIO envisagé dans ce document, il suppose de prendre acte de la
manière dont les deux organisations sportives internationales ont élaboré un ensemble de
mécanismes de coordination, de régulation et d’intégration qui se rattachent à leur
activité de gestion du sportinternational.
Nous prendrons également en compte la difficulté des questions qu’elles ont du
résoudre afin d’être très efficace dans leur action d’universalisation des pratiques
sportives, de même que dans leur action de globalisation du sport international. En ce
sens, la gouvernance des OINGS contient essentiellement la question de savoir comment
à partir de l’analyse de leurs structures,elles ont su construire la monopolisation du
discours et des représentations sur les questions du sport international. Ceci, alors même
qu’elles semblent évoluer dans un environnement incertain, dans lequel chacun des
acteurs intéressé par la question du sport international est mû par des intérêts et des
logiques divergents.
Le choix de la FIFA et du CIO provient de la particularité propre à cesdeux
organisations, d’être, celles qui ont le mieux réussi leur intégration au sein de la
communauté internationale. En ce sens qu’elles ont su accaparer et construire tout au
long de l’histoire, l’expertise nécessaire à la captation, à la définition de l’univers du sport
et notamment des compétitions internationales de sport. De même qu’elles sont
parvenues à asseoir une autonomie de plusen plus incontestable dans le domaine du
sport international. Cette capacité à faire l’unanimité n’a pu se réaliser que parce qu’elles
sont, depuis la fin du 19ème siècle, déterminées à construire un espace international
sportif et compétitif plus ou moins accepté par tous.
Pourtant la référence à la gouvernance des OINGS ne va pas de soi au moins pour
deux raisons.

2

D’une part, ilexiste une certaine difficulté à construire une matrice conceptuelle de
ces organisations. En effet, elle se trouvent entourées d’un halo de mystère et d’une
certaine religiosité qui découle de l’objet dont elles s’occupent, à savoir le sport, mais
aussi, leur fonctionnement en système clos malgré les tentatives managériales
réformistes, traduit les difficultés des chercheurs et autres personnesintéressés par
celles-ci de ne pas se contenter que d’une série de poncifs qui éliminent toute tentative
d’analyse déterminante et systématique.
D’autre part, l’existence en ce début de siècle, d’accusation de corruption1 des
membres et autres déclarations et rapports accusant le fonctionnement opaque
provenant des différentes personnalités2 de ces deux organisations modèles des
structures...
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