La figure de la mort dans orphée: une étude comparative

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  • Publié le : 5 avril 2011
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UNIVERSIDADE FEDERAL DO RIO GRANDE DO NORTE CCHLA – DLLEM CÁTEDRA: LITERATURA COMPARADA II ESTUDANTE: IGOR ANDRADE VARELA BARCA

LA FIGURE DE LA MORT DANS ORPHÉE: UNE ÉTUDE COMPARATIVE

1. Introduction. La mort a été toujours motif d’élucubration parmi les différentes sociétés. Chaque peuple, dans son temps et région, élabore une vision de ce fait établi qui se configure d'une manière trèsparticulière. Malgré son inexorabilité, étant donné qu'elle fait partie du monde de chaque être vivant, nous ne pouvons pas négliger ses caractères sociaux, psychologiques et culturels et qu'elle réalise beaucoup d'influence sur l’imaginaire humain. La création de mondes après-mort, les rituels de passage, les endroits créés pour donner un hébergement aux corps de ceux qui ont déjà abandonné lavie, des histoires qui se prolifèrent par la bouche des hommes, tout cela peut signifier une façon de régler l'angoisse de ne pas connaître la fin. Adam et Ève ont été condamné à la mortalité car ils ont désobéir les ordres de Dieu. La mort a été donc une punition, reçue comme l'expulsion du paradis où tout était parfait et dans cette perfection, l'immortalité était déjà incluse. Dans la même culturechrétienne, la fin de la vie signifie aussi la libération, la rédemption, l'accès à la vie éternelle. Cette relative confusion sert à nous montrer qu'il faut, même aujourd’hui, continuer les discussions sur la mort et rompre le tabou que la modernité a développé. Au Moyen Âge, par exemple, la thématique faisait partie de la vie commune, les gens vivaient la mort pendant la vie. Philippe Arièsappelle ce type de mort de « mort apprivoisée », où les hommes étaient conscients de leur propre finitude et l'angoisse n'était pas la mort en soi, mais la possibilité de mourir sans prévention, c'est-à-dire, sans pouvoir organiser une cérémonie publique d'adieu. Les cimetières servait comme lieu de rencontre pour les enfants et pour les adultes, ce qui veut dire que il n'y avait pas de préjugé etd'interdiction, ni du côté de l'église ni du côté de la société. Le monde grec donnait une autre vision au phénomène, ses morts étaient incinérés avec deux monnaies d'or sur les yeux pour qu'ils puissent payer Caronte, le passeur des Enfers, et arriver au Royaume d'Hadès, marié à Perséphone. Les grecs, malgré le fait de la mort ne pas avoir une forme précise, avaient un dieu appelé « Thanatos », quiétait connu pour apporter la mort à ceux qu'il touchait. Il était représenté de deux façons fréquentes: comme un être noir, fils de la nuit (« Nyx »), qui marchait parmi les hommes avec un couteau dans la main et aussi d'une manière moins hostile, avec des ailes et des symboles d'éphémérité, comme un papillon et une urne. La figure de la mort, frère jumeau d'Hypnos, la personnification duSommeil, apparaît aussi dans beaucoup de mythes. Cependant, les grecs évitaient de prononcer son nom à cause de la superstition. Ce fait peut dévoiler que, depuis longtemps, la mort a toujours causé une inquiétude créative développée par la crainte et par le respect. Dans ce travail, nous allons analyser la figure de la mort dans un mythe très connu que, comme Roméo et Juliette, raconte une histoired'amour tragique: Orphée et Eurydice. Pour commencer l'analyse, nous allons raconter le mythe à travers les mots de Virgile et établir des comparaisons entre des livres (Orfeu da Conceição, de Vinícius de Moraes) et des films (Orphée noir, de Camus et Orfeu, de Cacá Diegues) qui ont comme thème le mythe.

2. Le mythe d'Orphée selon Virgile. Dans les Georgiques, Virgile, l'auteur latin, nous raconteen peu de vers, la tragique histoire de deux amants qui vont souffrir l'absence éternelle l'un de l'autre. Je pense que c'est important de faire un petit résumé du Mythe pour qu'on puisse commencer à établir des comparaisons en connaissant l'histoire que tous les autres œuvres vont raconter de leur façon. Voilà un petit cadre: Le Mythe d'Orphée et Eurydice par Virgile Eurydice, l'amour...
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