La fin de la pauvreté

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  • Publié le : 25 mars 2011
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Aujourd'hui, plus d'un milliard de personnes vivent avec moins d'un dollar par jour ; des familles entières vivent dans une seule pièce, dans les installations sordides des bidons villes, loin des grattes ciels et des centres villes sans les moyens pour subvenir à leurs besoins. Toutes les trois secondes, un être humain meurt de faim, en majorité des enfants de moins de cinq ans. 60 à 80 millionsd'hommes et de femmes vivent dans une situation proche de l'esclavage. Ces chiffres ne résultent pas d'une fatalité mais d'un pillage de la planète par les pays développés. Tel est le message du documentaire de Philippe Diaz. On y découvre, que chaque jour 24000 personnes dont 16 000 enfants meurent de faim ou d’une cause due à la faim alors que le monde possède les ressources nécessaires pournourrir toutes les populations. La misère et la famine ne sont provoquées que par le système économique imposé par les grandes puissances occidentales. La leçon est d'abord historique. Ce sont les Européens qui, dès 1492, ont initié la globalisation/mondialisation en intervenant de façon brutale en Amérique, puis en Asie et en Afrique. Les conquistadors d'Espagne, du Portugal, mais aussi duRoyaume-Uni et de Hollande se sont appropriés les richesses des Incas et des Mayas, ont confisqué ici et là l'or, l'argent, les bijoux, puis les terres, construisant un système colonial qui dure depuis 500 ans. Aujourd’hui, des dizaines d’années après l’indépendance de leurs pays et la mise en place d’un prétendu processus démocratique, les peuples ne les ont toujours pas récupérées. Ces richesses ontpermis de financer les révolutions industrielles et depuis, le fossé entre les pays les plus riches et les pays les plus pauvres ne cesse de se creuser. De 3 pour 1 en 1820, il est passé à 35 pour 1 en 1950, à 74 pour 1 en 1990.

Le colonialisme a eu des conséquences très néfastes, des conséquences durables encore visibles aujourd’hui dans les pays pauvres. Le colonialisme est l’une des raisonsmajeures pour lesquelles les pays pauvres sont toujours pauvres. Il a laissé comme héritage la violence, l’exemple le plus évident est la traite des esclaves : des millions d’africains furent capturés, kidnappés… et emmenés sur les océans dans de terribles conditions pour devenir esclaves pour les forces coloniales. Pour continuer leur appropriation des ressources, les conquistadors ont maintenuleurs colonies dans un état de totale dépendance. Ils ont assigné une fonction à chacune des régions ou pays, comme la production de minerais, ou de cultures comme le thé, le café, le cacao ou la canne à sucre, lesquels devaient être exportés vers le pays colonisateur.
Cela créa pour ces pays une économie verrouillée, la survie des populations dépendait maintenant de la mère patrie de laquelle ilsdevaient importer la nourriture.
Après avoir obtenu les ressources naturelles et la main d’œuvre gratuite, les Européens ont créé de nouveaux marchés pour leurs propres productions. Ils ont séparé l’agriculture de l’industrie, empêchant les fermiers de confectionner leurs outils, vêtements et autres ustensiles et faisant d’eux des acheteurs de produits manufacturés. Les industries locales furentdétruites et les colonies forcées d’acheter les biens et les équipements de leurs maîtres coloniaux.
Le legs principal des colonisateurs fut le changement des mentalités, de la religion et de la culture. Ils sont venus avec une bible dans une main et un fusil dans l’autre, imposant le christianisme par la force, anéantissant toutes cultures indigènes.
Les conquistadors et les colonisateurs ontintroduit le concept de « supériorité de race » créant des millions de personnes marginalisées, si bien que 500 ans plus tard, les indigènes n’ont toujours pas retrouvé leur place dans la société.
Exemple de cette mise en place d'un concept de "supériorité de race" : aujourd'hui encore, quand une messe est célébrée dans la cathédrale de Sucre, ancienne capitale de la Bolivie, les vieux indigènes...