La folie

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  • Publié le : 14 octobre 2010
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Definition :
La folie désigne, en langage populaire, l'état d'une personne dont le discours et/ou les actions, le comportement ne semblent avoir aucun sens pour l'observateur. Elle peut être passagère ou perdurer, être provoquée ou exister à l'état de base. La folie, en terme psychiatriques, recouvre plusieurs réalités et des termes plus spécifiques sont utilisés par les spécialistes(schizophrénie, catatonie, paranoïa, ...).
Parce qu'elle est, en tant que profonde remise en question, perturbatrice du sujet -en ce qu'il est clos, parce qu'elle dévoile les limbes et qu'elle tend à aller jusqu'à mettre, hors-soin, la vie physique de la personne en danger... et qu'aussi est dans l'agitation la possible dangerosité, pour toutes ces raisons entr'autre
son articulation avec le système desoin lui est rigoureusement profitable, aux bénéfice du fou et tant de la société...

Sociologues :
Goffman, Erving (1922-1982), sociologue américain d’origine canadienne, l’analyse interactionniste des microphénomènes sociaux.

Ouvrages important : Asylums ou Asiles est un ensemble de quatre essais sociologiques parus en 1961 sous le titre original Asylums: Essays on the Condition of theSocial Situation of Mental Patients and Other Inmates. Publié en France par Les Éditions de Minuit depuis 1968, ces essais se fondent sur l'observation intensive réalisée dans une institution psychiatrique pour détailler sa théorie de l'institution totale.
Ils établissent la possibilité pour les différents acteurs confinés dans des lieux reclus d'exploiter leurs caractéristiques particulières poursatisfaire certains de leurs besoins personnels.
Les institutions totales
Dans cet ouvrage, Goffman utilise la méthode durkheimienne de la définition préalable et construit un objet, l’institution totale, pour y appliquer la méthode idéale typique. L’institution totale est un « lieu de résidence et de travail » réunissant un certain nombre d’individus dans ces conditions :
• coupure du mondeconcrétisée par des obstacles matériels
• prise en charge de tous les besoins des reclus
• fonctionnement bureaucratique
• contacts limités entre reclus et personnel
• annihilation des frontières entre les différents champs de la vie quotidienne (dormir, travail, loisirs).
S’agissant d’un idéal-type, ces traits peuvent se présenter à différents degrés selon les institutions totales. Goffman endégage cinq sous-catégories :
• les organismes qui prennent en charge « les personnes jugées incapables de subvenir à leurs besoins et inoffensives » (foyers pour aveugles, orphelinats …)
• les organismes qui prennent en charge « les personnes jugées à la fois incapables de s’occuper d’elles-mêmes et dangereuses pour la communauté, même si cette nocivité est involontaire » (sanatoriums,léproserie, asiles …)
• Les institutions destinées « à protéger la communauté contre des menaces qualifiées d’intentionnelles, sans que l’intérêt des personnes séquestrées soit le premier but visé » (prisons, camps de concentrations)
• Les institutions qui cherchent à « créer les meilleures conditions possibles pour la réalisation d’une tâche donnée » (casernes, navires…)
• « Les établissements qui ontpour but d’assurer une retraite hors du monde » (principalement destinés à former des religieux : abbayes, monastères…).

On trouve dans les institutions totales :
• des reclus (« inmates »), c'est-à-dire des individus isolés dans ce milieu, qu’ils y soient introduites de force ou volontairement.
• un personnel, qui lui, accède au monde extérieur une fois ses 8h de travail effectuées.Adaptations primaire et secondaire
Deux forces s’opposent dans ces institutions :
• D’un côté, elles ont une dimension englobante, une capacité à assigner aux reclus un rôle bien déterminé. Cela passe par diverses techniques de mortification, de dépersonnalisation, d’aliénation (contamination physique, morale, cérémonies d’admission, dépouillement des biens, perte de l’autonomie, embrigadement…)...
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