La fontaine dissertation plaire et instruire

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  • Publié le : 12 juillet 2011
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Mlle Grilli

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Dissertation sur les Fables de La Fontaine.

Sujet : La Fontaine dans ses Fables, vise à plaire tout en instruisant. Votre lecture des Fables vous permet-elle de souscrire à ce jugement ?


Des pistes de réflexion pour reprendre le travail fait en cours : I) Faire jouer les notions entre elles ; définir les mots du sujet = voir votre prise de notes

Après avoirréfléchi à chaque mot-clef : « plaire », « instruire », et l’expression « tout en », il est apparu qu’il existe une tension, voire une contradiction entre les deux objectifs, celui du conteur pour le plaisir (qui lutte contre l’ennui) et celui du moralisateur qui donne une leçon morale (peu être vu comme « ennuyeux »). Or ce sujet vient de la théorie exposée par La Fontaine dans la fable « le pâtre et lelion » notamment = la relire ! = « conter pour conter me semble peu d’affaire » ; mais aussi « une morale nue apporte de l’ennui ». La Fontaine refuse d’être un « moralisateur » (souvenez-vous qu’il est « libre penseur », « libertin » au sens philosophique du terme) : idée alors d’une notion différente : le moraliste.
Un moraliste est un écrivain qui propose, sous une forme discontinue, desréflexions sur les mœurs, au sens étymologique de latin mos, moris : les usages et les coutumes humaines, les caractères et les façons de vivre — en somme, les actions et les comportements des hommes. N.B. : moraliste ne doit pas être confondu avec moralisateur : ce dernier donne des leçons de morale, tandis que le premier adopte une attitude d'abord descriptive et ne traite que secondairement de moraleau sens moderne.

Voilà une première façon de dépasser l’opposition entre « plaire » et « instruire » et de tenir compte du « tout en ». Un autre aspect de la question que nous avons dégagée : la différence entre « instruire » qui suppose un savoir diffusé par une autorité (laquelle ? quel savoir ?) et « réfléchir » : on adopte plutôt le point de vue du lecteur, sans qu’il y ait dogmatisme : ilgarde une part de liberté face à la « leçon » donnée. « Plaire » suppose un ton animé, une certaine simplicité, une brièveté, une possible identification (voir le récit court et plaisant, enlevé….) = utilisation du registre comique (les fables comme de petites comédies) ; « Instruire » suppose un ton plus sérieux, plus grave. La encore, il faut trouver une notion qui permette de faire le lienentre ces deux attitudes : l’ironie, qui tient à la fois du comique et de l’argumentatif, car elle suppose une réflexion de la part du lecteur qui doit entendre le discours de l’auteur sous celui des personnages dans la fable (voir le lion dans « les animaux malades de la peste »). = nous avons remarqué que les Fables sont plus difficiles à comprendre qu’il n’y paraît et que la morale peut êtredistinguée de la moralité (ce qui est écrit au présent de vérité générale dans les fables).
La morale (du latin moralitas, « façon, caractère, comportement approprié ») se rapporte au concept de l'action humaine qui concerne les sujets du juste et de l'injuste, également désignés sous le nom « bien et mal ».

= Vous avez discuté votre sujet et vous avez fait ressortir des problèmes ; c’est ce qu’ilfaut faire !! Ne surtout pas « gommer » ces difficultés !

Mlle Grilli

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II) Trouver le plan :

Il ne faut pas faire une partie « plaire » et une autre « instruire » puisque nous avons étant donné que l’intérêt – et la difficulté – du sujet repose sur le lien entre les deux notions « tout en ». Il faut alors accentuer ce qui rend l’instruction possible et agréable : 1) La fable est uneforme d’argumentation et d’instruction plaisante car simple, efficace, qui permet une identification (votre idée de « plaire à tout le monde » !) 2) Mais cette instruction semble passer parfois après le « plaisir du conte » et l’articulation du récit et de la morale est parfois problématique : il existe un risque de ne pas bien comprendre la « morale », d’autant plus qu’elle n’est pas...
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