La fontaine ecrit : "une morale nue apporte de l'ennui/leconte fait passer le précepte avec lui". partager vous la thèse du fabuliste sur l'efficacité des apologues pour enseigner des leçons.

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  • Publié le : 26 octobre 2010
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Dans notre enfance nous avons tous lu les fables de La Fontaine ou les contes de Saint Exupéry. Mais toutes ces œuvres chargées d’émotion, ont-elles traversées les siècles parce qu’elles enseignaientune morale ou parce que leurs personnages et leurs aventures étaient attractives ? Les apologues sont-ils un meilleur moyen d’enseigner que les essais, véritables puits de connaissances écrits sansaucune figure de style? La Fontaine écrit : « une morale nue apporte de l’ennuie/Le conte fait passer le précepte avec lui ». Selon lui l’enseignement doit se faire de manière subtile et imagée. Nousallons donc voir dans un premier temps, l’argumentaire qui s’oppose à cette thèse. Puis celui en faveur de La Fontaine.
Dans son livre « Emile » Jean-Jacques Rousseau s’est beaucoup intéressé àl’éducation des enfants. Il précise les préceptes qui protégeraient le plus longtemps possible l’enfant. Dans le livre IV, il explique que les fables de La Fontaine ne peuvent être enseignées à l’enfant avantqu’il ne soit en capacité de les comprendre. Il ne s’agit pas d’une condamnation sans appel des fables, mais pour Rousseau, il y a un danger à faire apprendre les fables à des enfants qui sont dansl’incapacité d’en comprendre la morale. Cette analyse est tout à fait justifiée car par exemple dans « le Corbeau et le Renard » de La Fontaine, un enfant s’identifiera plus facilement au renard quiarrive à ses fins pourtant avec des méthodes peu scrupuleuses. Dès lors les fables donnent une image de la société plutôt négative et comme le dit Rousseau : « Le plus odieux de tous les monstres seraitun enfant avare et dur, qui saurait ce qu’on lui demande et ce qu’il refuse. Et il y a fort à penser que dans ce cas l’enfant adhère à la loi du plus fort sans plus porter d’intérêt aux plus faibles.Un autre argument vient critiquer les apologues : Peut-on traiter de sujets sérieux sur un ton désinvolte et enfantin comme dans la fable ? Il est vrai que lorsqu’on lit un conte philosophique...
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