La fontaine : les avatars du "je"

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  • Publié le : 27 mars 2011
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L’ŒUVRE ET L’AUTEUR

La Fontaine – Avatars du « je »

Avatars du « je » chez La Fontaine dans le livre XI et XII

Problématique du je : pas de mise en scène du moi mais un je qui adopte des rôles et des postures (attitudes) multiples. Position d’un je par rapport à ses fables. Avatars = transformation du je en des figures plurielles. Question de l’unité du je qui se pose.
Les différents jepossible à relever :
⇨ Je qui serait une instance de narration et qui serait plutôt un « on » = impersonnalité de La fontaine.
⇨ Je des incursions de La Fontaine dans la fable = je du conteur et davantage de l’esthète.
⇨ Je des marges du texte quand écrivain s’en écarte et dialogue avec ses destinateurs.
⇨ Je plus personnel dont on entendrait davantage la voix dans le livre 12avec thème de la vieillesse.

▪ Je conteur et on fabuliste

Rapport du je conteur et du on fabuliste : distinction avec d’un côté voix impersonnelle qui raconte la fable et emprunte les voix des différents protagonistes et de l’auteur : ce je qui se donne plutôt une fonction d’interprète. Fabuliste laisse au conteur une marge d’interprétation. Le je du conteur permet deménager les distances esthétiques par rapport à l’intention morale de la fable. A travers les libertés prises par le conteur c’est l’auteur qui élargit son projet et l’élargit. Préiminensce qui semble parfois s’éclipser pour une autonomie morale.
Autonomie croissante de ce je du conteur puisque le je des fables se présente initialement et ouvertement comme le simple interprète d’une traditiond’apologue. Au XVIIe siècle, inventivité se mesure moins a raconter des histoires inédites mais plutôt à la faculté d’interpréter les récit de la tradition (projet de La Fontaine). Se présente comme la garant du genre de la fable. Vrai dans les premiers recueils : cf incipit du livre 6. Distance par rapport à sa phrase et mise en perspective. Epilogue livre 11 où le poète se fait interprète sur deux niveauxdifférents : puisque se présente interprète de tout ce qui parle sur terre (unité vivante du monde). Interprète aussi d’une langue qui n’est pas la sienne (langue des dieux). Thème de l’épilogue : je inoffensif du poète prétend sa voix à la nature. La Fontaine se présente aussi la fin du second comme un initiateur : « j’ai du moins ouvert le chemin ». D’un côté humilité car se pose comme simplepasseur de la tradition mais en même temps, se pose comme pivot. Désir de liberté esthétique par rapport au modèle.
Jeu des échos entre les fables : 7e fable du livre 11, référence à la fable du souriceau. Je affirme son autonomie en tant qu’auteur mais l’œuvre aussi qui monte en degré dans l’autonomie. Evolution dans le choix des modèles : 4e du livre 11 inspiré d’un récit du recueil orientald’un poète persan Saadi ; le paysan du Danube qui est inspiré de Tite Live. Ce trait s’accentue dans le livre 12 puisqu’on a des fables de plus en plus longues qui ressemble plus au conte de La Fontaine. La Fontaine accomplit un certain projet poétique en posant peu à peu de nouvelles règles. Mouvement qui s’accompagne d’un certain retrait. A commencer par le je du moraliste qui semble conditionné parla fable. Jeu instauré avec le duc de Bourgogne dans le livre 12 : constate qui est l’éloge du poète à un lecteur de la cour et ensuite on voit que à travers ce dialogue le je qui occupe le devant de la scène se dédouane d’une certaine responsabilité morale. Donc certaine morale décalé par rapport au récit : le chat et les deux moineaux.
On a ici un jeu dialogique par rapport au destinateur quien même temps se désengage de ce rôle moraliste. La fable a tendance a apparaître comme plus qqch de moral mais vérité générale qui laisse l’auteur impuissant : un état de fait ; Donc perte de leur valeur normatif : cf la matronne. Impuissance du je qui peut interprété comme un retrait. Autre figure du retrait : mention politique et critique insérées dans les fables : thème omniprésent...
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