La fontaine

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  • Publié le : 10 mai 2011
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Dos-Reis léna 15,11,2010
L2.S3
Litterature Française ( Madame Lesne-Jaffro )

Jean De La Fontaine est un écrivain Français , populaire de tous , le plus loué depuis trois siècle et le plus inclassable, descendu jusqu’au centre invisible des choses. C’est un poète - née, poète en puissance et en acte. Le grand roia ignoré le fabuliste, ainsi que Boileau dans son Art poétique. Cependant il ne faut pas le classer dans les poètes martyres, mais plutôt le restituer dans un contexte historique spéciale.
Dans Les fables un malentendu tenace , nous proposons d’analyser et d’étudier un extrait d’article (de Fables et fabulistes) de Jaques Moussarié à propos de La Fontaine.
Premièrement, nous nousinterrogerons à partir de morales, telles « nuls n’est accrédité à pontifier et que qui veut faire l’ange fait la bête », comment se manifeste le travestissement animalier. Dans un second temps, le fait que La Fontaine ne présente « nul parangon, nulle consolation du genre », nous verrons comment il utilise la technique de diversité .Puis, nous nous demanderons en quoi La Fontaine, malgré lesapparences, fait des fables une œuvre non pédagogique. Enfin, via l’ironie, nous aborderons le témoignage poignant et ironique.


Jaques Moussarié reprend une citation de Blaise Pascal : « l’homme n’est ni ange ni bête, et malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête ». Nous n’avons pas attendu les Pensées de Pascal pour s’interroger sur la position étonnante du vivant humaindans l’univers, à la croisée de l’animalité et du divin. Saint Bernard, au 7ème siècle, parlait de la double condition de celui qui est placé entre les dieux et les bêtes. Comment reconnaître sa propre identité sinon par comparaison par autre que soi ? La Fontaine y a bien répondu : l’apologue animalier, à caractère comique, est le noyau dur de la « science de l’homme », une algèbre exacte de lanature humaine se contemplant et se reconnaissant elle même dans ses faiblesses et dans ses excès. Les Italiens sont les premiers a avoir accordé à l’apologue ésopique, rugueux et savoureux, un rang important dans cette science poétique de l’homme. A l’arrière plan des Fables, il faut entrevoir un paysage des Métamorphoses. Seul le chant des poètes fait descendre du Parnasse le souvenir des nocesde Cadmus et d’Harmonie. Les compagnons d’Ulysse, les animaux des fables sont des hommes métamorphosés en bêtes (comme Ino, Philomène) Chez La Fontaine, la métaphore, et plus généralement l’allégorie animale, acquièrent la chair et la vie sensible de « choses vues ».
Les compagnons d’Ulysse, fable liminaire du Livre 12, en fait l’exemple. C’est une variation sur l ‘épisode d’Ulysse oule Duc de Bourgogne est présent. Il lui fait remettre les clefs des Fables, leur signification morale et spirituelle cachée. La fable animalière, utilisée depuis 1668, révèle ici le principe de son ironie initiatique et dénonce, grâce au « théâtre des Compagnons d’Ulysse » (selon Marc Fumaroli, dans le poète et le roi ) , les dures vérités des mortels, telles « nul n’est accrédité à pontifier ».Toujours « esclaves d ‘eux même », Ulysse croit pouvoir exhorter son compagnon devenu loup :
« - Quitte ces bois et redeviens,
- Au lieu de loup, homme de bien.
- En est-il dit le loup. Pour moi je n’en vois guère.
- Tu t’en viens me traiter de bête carnassière :
- Toi qui parles, qu’es tu ? N’auriez vous pas sans moi
- Mangé ces animaux que plaint tout le village ?
- Si j’étaishomme, par ta foi,
- Pour un mot quelques fois vous vous étranglez tous.
- Ne vous êtes vous pas l’un à l’autre des loups ? »
Selon Marc Fumaroli, le « cycle Duc De Bourgogne » se poursuit au Livre 12. Elles avertissent le lecteur de la monstruosité destructrice et autodestructrice des fauves humains.

Ce philosophe fabuliste est révélateur de la sottise et de la noirceur humaines ; dureté...
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