La france au lendemain de la seconde guerre mondiale

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  • Publié le : 30 novembre 2010
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L’Histoire des Andalous en Tunisie commence à partir d’une date clé 1492, avec la chute de Grenade et le début de l’émigration andalouse vers, notamment, le Nord de l’Afrique. Cependant, cette immigration a duré deux siècles avant l’expulsion totale de tous les Morisques de la péninsule ibérique en 1610.
Avec la défaite des Nasrides en janvier 1492, qui a marqué la fin du règne musulman enEspagne et la capitulation de Grenade, une forte minorité de Morisques n’a pas immédiatement émigré mais a préféré rester en sa terre natale, surtout que les Musulmans d’Espagne ont eu des promesses, de par le texte même du traité de capitulation de Grenade, pour le respect de leurs pratiques religieuses et la sauvegarde de leurs personnes et biens. Pourtant, vers le début du XVI ème siècle, c’est àdire quelques années seulement après, aucune de toutes ses promesses n’a été respectée et commença alors, une rigoureuse politique d’assimilation et de christianisation, menée par les autorités espagnoles et guidée par l’Eglise.
Cette politique a été fortement rejetée par la communauté morisque qui a manifesté sa colère par des révoltes violemment réprimées et, dans la plupart des cas, par unerésistance passive et clandestine.
D’ailleurs, la première révolte en date était celle de 1502, à l’Andalousie Orientale, qui a provoqué la promulgation, le 12 février de la même année, d’une ordonnance royale imposant aux Musulmans de la Couronne de la Castille de choisir entre l’émigration ou la conversion.
Cette ordonnance a marqué le début de la répression, avec l’imposition de la conversionforcée aux Mudéjares de Valence et de l’Aragon, suivie, en 1566, d’une série de mesures vexatoires contre les Morisques, touchant leur langue, leurs costumes et leur mode de vie.
Ces mesures ont engendré le déclenchement de la Grande Révolte d’Alpujarras, en 1568-1570, des Morisques de Grenade. La réaction du pouvoir politique espagnol ne se faisait pas attendre, les musulmans furent expulsés deGrenade et redistribués en Castille.
Devant l’attachement des morisques à leur culture, religion et traditions et l’échec relatif de la politique de christianisation menée par l’Eglise, le sentiment de la nécessité de finir définitivement avec le problème morisque s’est accru chez l’Etat espagnol. La décision ne tarda pas à être prise, en 1609, par Philippe III qui, cédant aux incitations desarchevêques de Valence et de Tolède, a ordonné l’expulsion définitive des Morisques de toute l’Espagne, en vertu du décret du 22 septembre 1609.
Commença ainsi une émigration massive de centaines de milliers d’Andalous, au cours de cette année et durant les années qui allaient suivre, vers les ports de la Méditerranée. L’essentiel de ce transfert humain se dirigea vers le Maghreb, particulièrement vers laTunisie qui a accueilli le plus grand nombre de Morisques, grâce à une politique favorable de la part des Ottomans, déteneurs du pouvoir à l’époque.
Il faut signaler que les premiers immigrés andalous sont venus en terre d’Ifriqiya dès le XIIIè siècle et qu'ils sont pour la plupart des Sévillans qui ont choisi de s’installer à Tunis, grâce aux relations intimes maintenues entre Séville etl’hafside Zakariyâ qui était souverain sur l’Andalousie Occidentale. Ces premiers venus ont été privilégiés par le pouvoir hafside, vu leur haut niveau culturel et social. Ils étaient « des distingués poètes, des brillants secrétaires, des savants renommés, des princes et des valeureux guerriers » qui ont occupé d’importantes charges politiques et administratives au sein du royaume tunisien.Contrairement à cette vague « d’élite », les autres vagues d’immigration étaient essentiellement constituées d’agriculteurs et d’artisans qui ont choisi plutôt de s’installer dans les régions de l’intérieur du pays, surtout dans le Nord de la Tunisie. Cette installation a été encouragée par les autorités turques, à travers d’attractives concessions de terres et de dons, outre les exonérations fiscales....
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