La grande désillusion

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  • Publié le : 20 mars 2011
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La Grande Désillusion.
De Joseph Stiglitz.
Biographie.

Stiglitz est un économiste américain né le 9 février 1943 qui reçut le « Prix Nobel » d'économie en 2001 (pour un travail commun avec George Akerlof et Michael Spence). Il est un des fondateurs et un des représentants les plus connus du « nouveau keynésianisme ». Il a acquis sa notoriété populaire à la suite de ses violentes critiquesenvers le FMI et la Banque mondiale, émises peu après son départ de la Banque mondiale en 2000, alors qu'il y était économiste en chef.
Parmi les recherches les plus connues de Stiglitz figure la théorie du screening, qui vise à obtenir de l’information privée de la part d’un agent économique : cette théorie, avec les lemons d’Akerlof et l’effet signal de Spence, est à la base de l’économie del'information et du nouveau keynésianisme. Il s'intéresse aussi à l'économie du développement.
Stiglitz a également joué de nombreux rôles politiques. Il a ainsi servi dans l’administration Clinton comme responsable de ses conseillers économiques (1995 - 1997). Il a par la suite été vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale de 1997 à 2000. Il n’en critiquera pas moins fortement cetteinstitution par la suite, ainsi que le Fonds monétaire international.
Il se montre également très critique envers le président George W. Bush, le considérant comme une menace pour la bonne tenue de l’économie mondiale; pour lui « le président américain serait plus dangereux que les candidats aux élections brésiliennes de 2002. » [1]
Selon une étude qu'il a codirigée avec Linda Bilmes(professeur en économie à Harvard), le coût de la guerre en Irak est sous-estimé, elle pourrait coûter entre mille et deux mille milliards de dollars contre une évaluation officielle (Institut de recherche du congrès) de 251 milliards depuis 2005 et six milliards de dollars par mois depuis.
En 2008, le Président de la République Française, Nicolas Sarkozy, lui confie une mission de réflexion sur lechangement des instruments de mesure de la croissance française, conjointement avec Amartya Sen[2].
Stiglitz, expose ici une vision très critique de l’action du FMI. Pour lui le FMI agit en fonction des intérêts des pays industrialisés et de certains intérêts privés et non ceux des pays en développement. Après avoir exposé les défaillances de l’action des Institutions Financières Internationales,Stiglitz propose des solutions radicales.
Le rapport de Stiglitz pose deux questions. Tout d’abord la question d’une transformation des règles économiques internationales pour une mondialisation plus équitable. Ensuite il évoque la remise en question de la mondialisation, et se demande si celle-ci peut réellement être remise en question après les progrès qu’elle a permis.Chap 1et 2 /La promesse des institutions financières internationales.
Le fonds monétaire international a été fondé dans le but d’agir au niveau macroéconomique pour garantir la stabilité économique mondiale
Cela signifiait qu'il devait stimuler la demande globale et financer temporairement les déficits publics pour maintenir le plein-emploi. Le marché fonctionnant mal, les Etats en causedevaient adopter des politiques expansionnistes : augmentation des dépenses publiques, baisse des impôts et des taux d'intérêt.
Aujourd'hui, le FMI se veut le gardien du temple du marché et ne verse ses fonds qu'aux Etats menant une politique d'austérité : baisse des déficits et augmentation des taux d'intérêt. L'auteur considère que le FMI, en favorisant la spéculation ou en intervenantmassivement uniquement sur le marché des changes a cessé de servir les intérêts de l'économie mondiale pour servir ceux de la finance internationale.
Les pays récalcitrants aux recettes ultra-libérales du FMI se voient opposer l'arme de la conditionnalité pour l'obtention de prêts. La nature et les moyens d'élaboration et d'imposition des prêts par le FMI font l'objet de vives critiques. Le FMI...