La grece chez apollinaire

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Université de la SORBONNE (PARIS IV)
Master 1 Littérature française

LA GRECE CHEZ APOLLINAIRE

2006 – 2007

I. Introduction 3
II. Quand et comment Apollinaire découvre-t-i la Grèce ? 3
III. Le mythe grec 4
IV. Réminiscences mythologiques 5
V. Mythe et actualité 10
VI. Conclusion 13
VII. Bibliographie 14

Introduction
Une étude sur Apollinaire et la Grèce peutparaître étrange, étant donné que les motifs qui apparemment justifieraient une telle entreprise, semble ici inexistants. Cependant, il est possible, à notre avis, d’établir un rapport entre Apollinaire et la Grèce en essayant de mesurer l’immense attrait qu’a pu exercer le mythe grec sur ce chef du Surréalisme.

Les documents relatifs à notre travail seront puisés dans la vie et l'œuvre del'écrivain.

Nous avons repéré dans de nombreux textes (de poèmes, de prose ou de correspondance) d'Apollinaire, d'innombrables références à la Grèce, ainsi que des réminiscences mythologiques qui révèlent le mieux l'usage du mythe grec.

Quand et comment Apollinaire découvre-t-i la Grèce ?
Par sa formation classique tout d'abord. Au collège Stanislas de Cannes, le jeune Kostrowitzkyreçut une formation gréco-latine. Chez les marianistes après la Bible, la légende grecque avait largement aveuglé le jeune Guillaume. Il en sera de même au lycée de Nice. Son premier contact avec le grec à l'âge de 8 ans sera couronné à l'âge de 15 ans, par un premier prix en version grecque[1].

L'influence de la culture humaniste s'avère déterminante dans les premiers essais poétiques,les compositions lyriques."Mes maîtres sont loin dans le passé" écrira Apollinaire à son ami Toussain Luca le 14 mai 1908.

Dans ses lectures d'enfant, nous apercevons ce goût humanité cependant teinté de modernité. En 1916, Apollinaire écrit à André Breton :

"Je n'ai lu avec soin que des livres spéciaux sur tous les sujets, des catalogues, des journaux de médecine, des livres delinguistique, les contes de Perrault, des grammaires, des voyages et des poètes, par fragments, beaucoup de conteurs anciens… Pour ce qui est de Mallarmé il est hors de doute que Mallarmé a dû agir sur moi quoique avant tout je l'aie trouvé parnassien, pro-parnassien ... Racine, La Fontaine, Perrault et aussi Madame Leprince de Beaumont furent mes grandes admirations d'enfant"[2]

Le mythe grecLes dieux, les héros, les demi-héros des mythes et des légendes qui répondent le mieux aux besoins artistiques et créateurs du poète, jalonnent toute son œuvre. Apollinaire suit la tradition jusqu'à un certain point, mais se réserve le droit d'y apporter des modifications rénovatrices. "Je ne cherche qu'un lyrisme neuf et humaniste en même temps ..." écrira-t-il à son ami Toussain Luca le14 mai 1908.

Apollinaire est attiré par le symbolisme immensément riche du mythe grec antique, mais le mythe lui offre aussi la possibilité de tourner en dérision les dieux et les héros consacrés.

La parodie permet au poète de prendre ses distances et de descendre de leur piédestal les héros du mythe, affublés par vingt siècles de tradition.

Puisant son inspiration dansla réalité du XXe siècle, Apollinaire mettra le mythe grec au service de cette réalité et de l'imagination poétique.

Réminiscences mythologiques
En rédigeant le bulletin de souscription où figurent devise et licorne, Apollinaire précise ses intentions et son but : "Les sombres poèmes dont se compose le BESTIAIRE ou CORTEGE D'ORPHEE, de Guillaume Apollinaire, forment une des œuvrespoétiques les plus variées, les plus séduisantes et les plus achevées de la nouvelle génération lyrique. Ce recueil très moderne par le sentiment, se lie étroitement par l'inspiration aux ouvrages de la plus haute culture humaniste...".

Un exemple parfait de modernité, une alliance secrète entre la poésie et la peinture. "La ligne qui a formé les images, magnifiques ornements de ce...
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