La guerre (la bataille de marignan) de clément janequin

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  • Publié le : 14 décembre 2010
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La Guerre (La Bataille de Marignan) de Clément JANEQUIN

sommaire
1. présentations
2. texte
3. glossaire
Galloys - Orrez - Ruez - Phiffres - Tabour - Avanturiers - La lance au poing - Haquebutiers - Frisques mignons - Donnez dedans - Alarme - Assaisonne - Clarons - A l'estandart - Boute selle - Gens d'armes à cheval - Bombarde - Courtaux - Faulcons - Compagnon - Horion - Gallans -Escamper - Toute frelore - Bigot.
4. édition (attention : en sol)

Présentations

Clément Janequin (1485-1558) serait le plus célèbre chansonnier du XVIème siècle. Ces compositions (plus de 250 chansons, notamment) étaient, paraît-il, chantonnées dans toute l'Europe, voire jusqu'au cœur de l'Amérique centrale... De ses succès, on connaît En amour y a du plaisir, ou Baisez-moy tost, ou Susapprochez ces levres,ou encore Ou mettra l'on ung baiser... Mais quelle fut la vie de Janequin le coquin ?

En fait on n'en sait trop rien ! Des musicologues font l'hypothèse qu'il fut, dans sa jeunesse, au service d'un certain Louis Ronsard (le père de Pierre), avec lequel il aurait* accompagné le roi de France lors de l'expédition que ce dernier entreprit sitôt couronné.

Bataille de MarignanVous aurez reconnu la campagne d'Italie que devait clore la bataille de Marignan (Melegnano), bien connue des petits écoliers français : 1515, les 13 et 14 septembre. Deux jours ! Car elle fut longueBayard à Marignan

* cette bataille qui fit plus de quinze milles victimes,

* cette bataille qui vit le glorieux seigneur Pierre Terrail de Bayard, gouverneur du Dauphiné, adouber sur lechamp le roi de France,

* cette bataille qui, manifestant la supériorité de l'artillerie à feu des Français sur les "piquiers" helvètes, mercenaires des États italiens, amena les Suisses à conclure une "paix perpétuelle" avec la France, prémisses d'une neutralité prolongée,

* cette bataille qui lança la Renaissance française, sœur cadette de l'italienne...,

cette bataille seral'occasion d'inspiration d'une des plus célèbres chansons de notre musicien, La Guerre, appelée aussi La Bataille, La Bataille de Marignan, La Bataille française, La Bataille des Géants, ou encore La Chanson des Suisses, voire La Défaite des Suisses - chanson "curieusement descriptive" comme disait ce bon LAVIGNAC.

Mais relisons plutôt le regretté Jean-Pierre OUVRARD :

« Si c'est bien pourcélébrer la victoire de François 1er sur les Milanais et leurs troupes suisses, à Marignan en septembre 1515, que Janequin écrivit la fameuse Chanson de la Guerre, l'œuvre ne fut publiée à Paris qu'en 1528, dans les Chansons de Maistre Clément Janequin. Ce n'est guère que dans une tablature de luth italienne de 1540 qu'elle apparaît avec le titre, depuis fort répandu, de Bataglia de Maregnano : on latrouve aussi souvent désignée comme Bataille. Janequin n'est pas le premier à utiliser un argument militaire dans la musique vocale : déjà au XIVème siècle de nombreuses caccie italiennes avaient exploité des appels guerriers ou des sonneries de fanfare. Le titre A la bataglia apparaît dans une œuvre instrumentale de H. Isaac. Mais c'est surtout dans une chanson anonyme italienne à 3 voix (Ms.Pixerécourt, Paris, BN, fr.15123) qu'on trouve déjà un usage imitatif des cris de combat, dans la manière du "quodlibet" de la fin du XVème Siècle.

« Écrite dans le ton de fa - beaucoup d'éditions modernes à usage choral la transposent en la maj. -, la chanson de Janequin, à 4 voix dans sa version originale, se présente en deux parties. La prima pars constitue un véritable exorde, au cours duquelle ton impératif se déplace de l'auditeur ("Escoutez tous gentilz galloys"), spectateur du combat, aux acteurs de la bataille qui se prépare ("Bendez soudain, gentils gascons, Nobles, sautez dans les arçons"). Le texte, encore discursif, avec sa versification presque régulière (en octosyllabes à rimes plates) est développé dans un contrepoint qui conjugue la linéarité des imitations et les...
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