La justice est-elle aussi subjective que le bonheur?

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  • Publié le : 8 décembre 2011
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La justice est-elle aussi subjective que le bonheur?
Le bonheur est probablement le plus merveilleux sentiment qu’un homme peut vivre et ce n’est pas par hasard que tous cherche, un jour ou l’autre, ce bonheur éphémère, n’est-ce pas? En effet, la recherche du bonheur est finalement le seul guide de l’homme, la seule force de ce mouvoir et d’aller de l’avant. L’homme cherche désespérément lebonheur et c’est ainsi qu’il garde espoir sur sa vie. Le bonheur est un sentiment individuel et dont l’objet est différent pour chacun. La conception du bonheur diffère pour un sans abris et pour un riche homme d’affaire. En ce sens, le bonheur ne peut se définir par des lois universelles, donc il va sans dire que le bonheur est subjectif. Cependant, est-ce juste les différents degrés de bonheur?Est-normal que le bonheur de l’un s’arrête à un simple sandwich? À la lumière de ce qui précède, la justice est-elle aussi subjective que la recherche du bonheur ou à l’inverse, la justice permettrait à tous de trouver son propre bonheur? Nous examinerons cette question sous toutes ses facettes traitant la conception existentialiste du bonheur et de la décision humaine de Sartre et, puis desthéories de la justice du philosophe John Rawls, en observant sa contrepartie à travers les théories utilitariste.
D’abord, observons la conception existentialiste des choix humains de Jean-Paul Sartre. Celui-ci était d’avis qu’aucun principe moral n’existe à priori et qu’aucune morale universelle ne peut régir les actions humaines. Selon ce philosophe, l’homme construit sa vie et son existence,non pas en se basant sur la morale, mais bien sur le moment présent en fonction de ce qu’il choisit et de ce qu’il fait. En affirmant cette idée, il montre que l’univers de l’homme est subjectif, car l’homme se développe en fonction de la recherche de son bonheur et non sur la morale. C’est de façon plus ou moins instinctive que l’homme se construit sa propre justice, ses propres lois auxquelles ilobéirait sur le moment. La justice ne serait, alors plus du tout un concept objectif et identique pour tous les hommes, mais plutôt un concept abstrait et varié. D’un point de vue existentialiste, il serait alors, possible d’affirmer que la justice tout comme le bonheur est subjective. Par contre, la justice ne doit-elle pas être universelle? Et comment pouvons-nous parler de justice, si chacunagis comme il l’entend? Ne serait-ce pas le plus haut degré d’individualisme?

D’une part, il serait absurde de penser qu’il est possible de vivre en société où chacun agis instinctivement, et de se construire spontanément, sur le moment présent une sorte de justice personnelle et subjective. Pour que chacun puisse vivre dans une société avec un minimum de structure, il faut absoluments’appuyer sur certaines règles, et sur certains principes acquis, automatiques et intemporels. Sans principes ni lois, il ne serait plus question d’une communauté, mais bien d’une jungle! D’ailleurs, le philosophe américain John Rawls démontre bien que la justice est un concept objectif avec son expérience du voile d’ignorance. Il illustre bien qu’il est possible pour l’homme de trouver des lois acceptéesde tous, justes et équitables. En fait, son expérience consiste à se figurer des individus rationnels qui, sachant qu’ils auront à vivre ensemble en société, discutent des principes qui régiront cette dernière, et ce sans avoir le statut social qu’ils occuperont individuellement. De cette façon, il est possible de trouver une justice jugée bonne et bénéfique pour chaque homme, puisqu’une foislibéré de tout désir d’intérêt personnel et ignorant sa future place dans la société, l’homme ne peut que souhaiter l’établissement d’une justice équitable pour tous, sans inégalités. C’est ainsi que ce brillant philosophe prouve que le concept de justice relève de l’objectivité et que les lois peuvent être approuvées pour chaque membre de la société.
D’autre part, John Rawls poursuit sa...
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