La justice et le droit

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  • Publié le : 16 octobre 2010
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La Justice et le Droit
On retrouve ici l'opposition légal/légitime. Légal : ce qui est autorisé par la loi, ou plutôt tout ce qui n'est pas interdit. Légitime : ce qu'il est juste de faire, de vouloir. Parmi les finalités que l'on peut donner aux lois, il y en a une qui est celle de la justice. Les lois distinguent aussi ce qui est bien ou mal, intéressant ou pénalisant pour la société et visentau maintien de l'ordre (Non pas motivées par lui-même, mais dans le but d'éviter les conflits et donc de vivre en harmonie, en sécurité et paix, ou du moins de sorte que chacun ne soit pas un danger pour l'autre). Une autre finalité des lois est donc la protection des interdits par nature (ou potentiellement) conflictuelles entre les individus plus précisément entre la société (l'État) et lesindividus. Nous sommes des sujets de droit, avec des droits naturels (id est issus de notre nature, ou de notre essence). Comme humain, nous avons des attributions que l'État doit protéger. Parallèlement à cela, nous avons des droits positifs qui sont posés par une communauté historique et qui ont un caractère arbitraire (ce sont les choix faits par le législateur et qui n'ont donc pas de portéeuniverselle). Autrement dit, il s’agit d’une volonté d'une société qui s’exprime et elle est donc par définition variable et singulière. Piaget, un psychologue de l'enfance, prend un exemple pour décrire la moralité de l'enfant. Deux cas de figure : Premier cas : le petit Charles ouvre une porte et casse dix assiettes qui étaient derrière et dont il ignorait la présence. Deuxième cas : ce même Charlesveut attraper un pot de confiture au sommet du placard alors que cela lui était interdit par sa mère, et casse une assiette.

Dès lors, on demande à des enfants de prendre position sur cette situation fictive et de dire lequel des deux Charles et le plus méchant : Les moins de six ans accusent le premier : plus on fait de dégâts, plus on est "méchant". Autrement dit, quelles que soient lescirconstances d'action, on s'en tient aux faits, aux actes, et condamnant ce plus "gros casseur". On retrouve ici la loi du talion ("talis talis") un principe de proportionnalité entre le dommage et la peine. Autrement dit, "telle a été ton action, telle doit être ta peine". Les enfants âgés de plus de six ans penchent pour un jugement inverse : c'est l'enfant du second cas qui doit être puni.L'intention compte plus que les faits dans la mesure où la loi a été délibérément enfreinte. On retrouve donc l'idée de culpabilité qui revient à la prise en considération de la volonté. C'est tout le problème de l'intention à l'origine de l’acte et l'on retrouve donc l'idée de mauvaise volonté.

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Dans la mesure où la loi est et doit être connue, la morale entre ainsi en compte. Commence donc lesproblèmes liés à la subjectivité et à l'idée que l'on se fait de la préméditation, de l'intention de nuire,

ou bien encore des circonstances. Piaget montre ainsi que le jugement moral n'intervient que relativement tard dans le développement de l'enfant. En réalité, ce sont les deux aspects précédents qui constituent le jugement judiciaire.

La justice est-elle une utopie ?

I) II) III)Le droit naturel correspond à l'exercice de la force (Calliclès ≠ Platon) contre un prévenu, droit du plus fort (Rousseau) l'équité (Aristote)

Juge : interroge, distribue la parole, rapporte lui est reproché et explique la condamnation. Assistants : "muets", ils aident le juge. Procureur : représente la société. Il vise à sanctionner, réparer, prévenir. La justice s’intéresse aux faits (et pasla morale) lorsqu'ils sont contraires aux lois. L’utopie ("u-topos" = absence de lieu) est un idéal auquel ne correspond aucune réalité. La question porte sur notre capacité à atteindre la justice, à la rendre effective, et donc à la réaliser. Il faut donc se demander comment rendre effectif cet idéal de justice. Concrètement, que fait-on quand on juge un délit, un crime, une infraction ?

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