La liberté du vouloir

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  • Publié le : 26 novembre 2009
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« L’autonomie de la volonté est le principe unique de toutes les lois morales et des devoirs qui y sont conformes ; au contraire toute hétéronomie du libre choix, non seulement n’est la base d’aucuneobligation, mais elle est plutôt opposée au principe de l’obligation et à la moralité de la volonté. Kant, Critique de la raison pratique.



La liberté, est-ce faire tout ce quel’on veut ? C’est à cette question que tente de répondre Platon, dans un dialogue qui oppose Socrate et Polos, lorsqu’il se demande si les tyrans, disposant d’un très grand pouvoir sur les autres hommes,sont libres. Dans ce dialogue, Socrate affirme que les tyrans ont une puissance très limitée et ce, bien qu’ils soient « sans contraintes » et puissent faire périr et chasser qui bon leur semblent. Letyran, dit Socrate, fait ce qui lui paraît le meilleur (n’oublions pas que pour Socrate, « nul ne fait le mal volontairement ») mais ne fait pas pour autant ce qu’il veut. Il fait ce qui lui plaîtmais cela sans discernement. Comme l’homme qui absorbe une drogue non parce qu’il veut cet acte même mais veut ce pour quoi il accomplit cet acte (être en bonne santé), le tyran ne veut pas ses acteseux-mêmes mais le but dans lequel il les fait. En ce sens, il succombe entièrement à ses désirs, n’a plus aucune maîtrise sur eux.



La réflexion de Kant est proche sur ce point decelle de Platon. Pour Kant, la liberté ne signifie pas indépendance mais autonomie, c’est-à-dire capacité à se donner à soi-même (autos) ses propres lois (nomos). La liberté n’est indépendance que dans lesens où elle se détache de toute détermination sensible, autrement dit de toute détermination par le désir, c’est-à-dire de toute hétéronomie : c’est la liberté au sens négatif. La liberté au senspositif n’est rien d’autre que la législation de la raison pure (source de la loi morale et des devoirs) en tant qu’elle se donne des maximes d’actions universalisables : « Agis de telle sorte que...