La littérature

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  • Publié le : 29 novembre 2009
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Au 18eme siècle, les philosophes des lumières utilisent la littérature pour faire passer des idées révolutionnaires à l’époque. Aujourd’hui, certains combats des lumières sont encore d’actualité comme les Droits de l’Homme, l’égalité ou encore la libre expression. Ces philosophes écrivaient donc pour défendre leurs idées, maniant les arguments, au risque de se mettre en danger car à l’époquecette vague de contestations n’est pas la bienvenue. Mais toutes les œuvres littéraires servent-elles forcément à faire passer un message, comme celles des Lumières? Dans un premier temps, nous verrons pourquoi et comment la littérature permet-elle de transmettre des idées(politiques, sociales, religieuses) puis nous analyserons les limites d’un tel procédé, en s’appuyant sur des œuvressignificatives.

I. pourquoi et comment la littérature permet de faire passer d idées

Dans son célèbre discours du 18 septembre 1981, Robert Badinter , à l’aide d’une démonstration logique et argumentée, tente de convaincre les députés de l’abolition de la peine de mort, combat mené depuis le 18e siècle par les Lumières. De par ses arguments et la structure de son texte, il arrivera à convaincre etobtiendra l’abolition de la peine capitale. C’est un exemple concret qui montre qu’un texte peut, de par sa forme, faire admettre des idées mais également amener une réelle remise en question jusqu’à un changement de mentalité.
Ici, la littérature transmet une idée explicitement, c’est-à-dire que l’auteur ne « cache » pas le but de sa démarche, celle-ci étant très claire. C’est également le casdans « jaccuse » de émile Zola, publié le 13 janvier 1898. Cette lettre accusant le gouvernement est parue dans le journal. Tout le monde était donc apte à la lire et à recevoir le message que Zola voulait transmettre.
La littérature permet de développer ses idées et d’aller au fond des choses, c’est le cas avec le genre de l’essai. Dans « réflexions sur la guilotine » albert camus propose unereflexion enrichie, basée sur son expérience personnelle, utilisant le PATHETIQUE, pour rendre compte de l’horreur de la pratique, ici la peine de mort.
Le registre a donc une influence sur la façon de faire passer les idées, les auteurs le choisisent en fonction du contexte, de manière à utiliser les sentiments du lecteur propices à une réflexion sur leur propre oppinion .
D’autre part, iln’est pas toujours évident, au premier abord d’une œuvre, à comprendre que le but est aussi de faire passer un message. La visée argumentative est donc sous-entendue. Le conte philosophique en est l’exemple type. Il conjugue l'humour, l’invention, l’exagération et utilise ces éléments pour faciliter l’adhérence à une idée qu’elle soit politique, sociale ou religieuse. « le nègre de surinam » raconteen premier lieu une histoire mais renferme de nombreux passage où le but est purement la remise en question du lecteur. Le passages très connu ***** amène une sérieuse reflexion sur les conditions de l’esclavagisme.
La fable, à première vue est surtout divertissante mais ses célèbres morales en fait un texte engagé. Tout comme la musique.. Dans le dernier jour d’un condamné, Victor hugo utiliseun personnage fictif, censé représenter tous les condamnés à mort, et s’appuie sur le registre pathétique pour stimuler la pitié du lecteur, et lui transmettre l’idée que la peine de mort n’est pas concevable. Le lecteur est d’abbord plongé dans un roman, mais l’auteur fait en sorte que celui-ci s’identifie peu à peu au personnage condamné, pour qu’il change son point de vue par rapport à cesujet. Il faut savoir que la littérature ne transmet pas des idées seulement par un texte proprement dit. Il existe d’autres alternatives de la littérature qui arrivent à faire passer une idée de manière concise et efficace. C’est le cas dans les « idées noires » de Franquin, où il dénonce la peine de mort en en faisant ressortir son absurdité par le registre satirique, sous forme de bande...