La litterarture

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  • Publié le : 31 mai 2011
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littérature nom commun - féminin   (littératures ) |
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Definition : |
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1.  |
2. littérature ensemble constitué par les œuvres qui utilisent les moyens du langage, écrit ou oral, et auxquelles on reconnaît une valeur ou une intention esthétiques
 (l'histoire de la littérature)  |
littérature ensemble des œuvres écrites auxquelles on reconnaît une valeur ou une intentionesthétiques, relevant d'une époque, d'une culture ou d'un genre particuliers
 (la littérature contemporaine)  (littérature de gare) 
Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du XIIe s avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d'atteindre aux xviie  xviiie siècles sonsens principal d'aujourd'hui : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique ou activité participant à leur élaboration.
La littérature se définit en effet comme un aspect particulier de la communication verbale — orale ou écrite — qui met en jeu une exploitation des ressources de la langue pour multiplier les effets sur le destinataire, qu'il soit lecteur ou auditeur. Lalittérature se caractérise donc, non par ses supports et ses genres, mais par sa fonction esthétique : la mise en forme du message l'emporte sur le contenu, dépassant ainsi la communication utilitaire limitée à la transmission d'informations même complexes. Aujourd'hui la littérature est associée à la civilisation des livres par lesquels nous parlent à distance les auteurs, mais elle concerneaussi les formes diverses de l'expression orale comme la poésie traditionnelle des peuples sans écriture — dont nos chansons sont les lointaines cousines — ou le théâtre, destiné à être reçu à travers la voix et le corps des comédiens. Latechnologie numérique est cependant peut-être en train de transformer le support traditionnel de la littérature et sa nature.
Le concept de littérature a étérégulièrement remis en question par les écrivains comme par les critiques et les théoriciens : c'est particulièrement vrai depuis la fin du xixe siècle où l'on a cherché à redéfinir - comme pour l'art - les fonctions de la littérature (par exemple avec la notion d'engagement pour Sartre, Qu'est-ce que la littérature ?) et sa nature (réflexion sur l'écriture et la lecture de Roland Barthes ou étudesdes linguistes comme Roman Jakobson) et à renouveler les critères esthétiques (du « Il faut être absolument moderne » de Rimbaud auNouveau Roman en passant par le Surréalisme, par exemple).
Il reste que, riche de sa diversité formelle sans limite autant que de ses sujets sans cesse revivifiés qui disent l'humaine condition, la littérature est d'abord la rencontre entre celui qui, par ses mots, ditlui-même et son monde, et celui qui reçoit et partage ce dévoilement.

Quand Cesare Pavese note avec discrétion que la littérature est une défense contre les offenses de la vie, quand Ilia Ehrenbourg s’exclame que si la littérature ne modifie pas l’ordre établi, elle modifie ceux qui établissent cet ordre, quand Marcel Proust insinue que le devoir et la tâche d’un écrivain sont ceux d’untraducteur, lorsque Jean Duvignaud écrit que la littérature nous rappelle confusément que notre expérience est inachevée, quand Roland Barthes dit en passant que si la littérature ne permet pas de marcher, elle permet de respirer, ou lorsque François Mauriac grogne que le romancier est le singe de Dieu, tous reprennent ainsi sous une autre forme et avec d’autres mots ce qui fut dit avant eux, en même tempsqu’eux, ce que les écrivains ici présents ont dit à leur manière et que d’autres diront après eux.
Ils disent d’une voix forte ou mezzo voce que la littérature sert à découvrir le monde, à le nommer, le décrire, le déployer, lui demander des comptes, l’enrichir, le compléter, le refaire avant de le transmettre. Oui, ils le disent même s’ils dénoncent ce monde, le vilipendent, même quand ils...
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