La marine romaine

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1417 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 11 décembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
La MaRiNe RoMaiNe
La différenciation entre les deux types de bâtiments (guerres et marchants) se produisit probablement avant l’an 2000 avant J.-C. Dès le Minoen moyen (2000 à 1600 avant J.C.) coexistaient dans la flotte égéenne le navire long ayant en  général une proue basse avec une sorte d’éperon et une poupe élevée et le navire rond avec une proue et une poupe également hautes etrecourbées. A la différence des navires de guerre dits longs, minces et rapides, les navires de commerce transportant passagers et marchandises étaient ce que l’on peut appeler des cargos, jaugeant habituellement 200 à 400 tonnes, aux formes rebondies, généralement pontés et propulsés à la voile, c’est-à-dire des bâtiments assez lents.
C’est sous l’Empire Romain que le navire de commerce atteignit sonapogée au sein de la mare nostrum (Bassin méditerranéen).  Désigné sous le terme de navis oneraria (Le Navis Oneraria mesurait de 20 à 30 mètres de long et 8 à 10 de large en moyenne), bâtiment de charge et de transport lourdement construit propulsé uniquement à la voile, ponté de bout en bout mais ne possédant pas de rostre, il doit être distingué du navis actuaria, plus rapide car marchant à la voileet à rames et destiné à tout ce qui doit être exécuté rapidement (pour effectuer une reconnaissance, porter un message urgent, transporter des hommes) mais sans participer directement à un combat naval.
Un navire romain comporte: Une coque ventrue qui était ceinturée par quatre minces préceintes dont les trois supérieures étaient interrompues en arrière, à la hauteur du gouvernail latéral. Unmât central supportant une grande voile carrée fixée à une vergue transversale faite de l’assemblage de deux pièces de bois. Cette grande voile était divisée en carrés par des bandes de renfort.
Mais voilà comment cela se passait en pratique pour serrer la grande voile du navire marchand fixé à la vergue. Comme cette dernière était lourde et ne pouvait être abaissée sur le pont, on utilisait descordages ou cargues ; celle-ci étaient fixées au bord inférieur de la voile, remontaient sur toute sa surface antérieure, passaient par dessus la vergue et retombaient en arrière vers le pont où elles étaient réunies en bouquet à la partie postérieure du navire. En tirant sur toutes ces cargues à la fois, l’équipage remontait la voile et la serrait contre la vergue . Il existait un petit mât oumâtereau sur l’avant portant une voile de proue de petite taille destinée à mieux équilibrer le navire et aider aux manoeuvres de changement de cap.

A l’arrière, la poupe était relevée en col de cygne. Devant ce col de cygne, la rambarde du pont devait protéger une dunette. Ce navire à deux mâts ainsi décrit s’apparente à la corbita (ainsi surnommée parce qu’elle portait en principe une corbita(sorte de panier) fixée au haut du mât principal). De la corbita, dérive le terme moderne de corvette. ) navire marchand transportant des céréales et amenant, surtout à Rome, le blé d’Égypte et d’Afrique. Il s’agissait en général de cargos pouvant dépasser une vingtaine de mètres de longueur pour un port en lourd d’au moins 100 à 150 tonnes quand ils étaient chargés du ravitaillement de Rome.
En cequi concerne le transport des passagers, celui-ci avait lieu le plus souvent sur un navire mixte, c’est-à-dire embarquant à la fois des passagers (avec l’accord de l’armateur) et des marchandises. Quand le voyageur ordinaire montait à bord, il n’avait droit à aucun aménagement particulier. Il couchait la nuit sur des nattes quand le navire était ponté et s’abritait sous une tente quand elleexistait. Il pouvait aussi se mettre à l’abri à fond de cale, où s’amassent les eaux usées dégageant des odeurs pénibles.  Pour les passagers de marque, le capitaine disposait de cabines sur le pont, surélevées en forme de dunette à l’arrière du navire ; il pouvait même partager la sienne.

Le prix de la traversée était modique : par exemple deux drachmes (soit douze oboles) pour le trajet...
tracking img