La mondialisation

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  • Publié le : 16 août 2010
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Sujet : Dans quelle mesure les turbulences sur les marchés financiers internationaux sont-elles des facteurs déstabilisant pour l’économie mondiale contemporaine ?

L’actualité de l’été a été ponctuée d’informations relatives aux marchés financiers. Les turbulences enregistrées par les bourses mondiales ont été de nature à susciter des inquiétudes chez l’ensemble des observateurs et desresponsables politiques. De fait, la rentrée a placé les questions financières au cœur des préoccupations du Gouvernement. C’est pour cela que nous nous posons la question de savoir dans quel mesure les turbulences sur les marchés financiers internationaux sont-elles des facteurs déstabilisant pour l’économie mondiale contemporaines ?Le marché financier est le lieu de rencontre de l´offre et de lademande de capitaux à moyen terme et à long terme. De plus l’économie mondiale est un processus par lequel la production et les échanges tendent à s’affranchir des contraintes imposées par les frontières et les distances. Nous parlerons dans une première partie des Faits et impacts des turbulences financières puis dans une seconde partie des solutions pour améliorer cette crise financière.

I – Faitset impacts des turbulences financières

A) Les faits : L’origine des turbulences financières
Au départ, la crise financière était centrée sur les pertes liées au subprime (crédits immobiliers consentis à des clientèles risquées) qui n’ont cessé d’être révisées en hausse. Les banques ont dû procéder à des dépréciations de grande ampleur sur des actifs dont les sous-jacents étaient liés à cescrédits subprimes. En mars, l’intervention de la Réserve Fédérale américaine, la Fed, qui est venue au secours de la banque d’affaires Bear Stearns en orchestrant son rachat par JP Morgan a marqué un point d’inflexion. À partir de cette date, les marchés se sont fait à l’idée que le plus gros de la crise dans sa version subprime était passé. L’aversion au risque a reculé, les marchés actions et decrédit ont pu reprendre leur souffle. Mais pas pour très longtemps car la crise financière n’est pas finie. Elle entre maintenant dans une nouvelle phase où c’est le ralentissement économique qui interagit avec la finance. Les hausses des impayés et des créances douteuses se propagent à l’ensemble des segments du crédit (cartes de crédits, prêts immobiliers commerciaux, crédits automobiles, prêtsétudiants...) en phase avec l’affaiblissement de la conjoncture. Les banques doivent désormais faire face à une crise de crédit classique, de nature cyclique, après celle des subprimes. La crise mobilise des interventions financières toujours plus importantes des autorités américaines et de l’ensemble des banques centrales. Tout est fait pour éviter que le secteur financier et l’économie réelle nes’enfoncent dans une spirale, où credit crunch (rationnement du crédit généralisé et indiscriminé) et récession mondiale s’alimentent mutuellement. Nous ne croyons pas à ce scénario du pire, mais il est probable en revanche que nous entrions dans un régime de croissance molle post-bulle, le temps de purger dans la durée les excès d’endettement passés.
B) L’impact prévisible : Les conséquencesfinancières et économiques de la crise
La crise demeure pour l’instant financière. Sa gravité potentielle ne doit pas être sous-estimée pour autant. On a assisté à un début de dislocation des marchés monétaires au cours de la semaine passée : les banques, craignant une crise de liquidité liée à leur exposition au subprime, se sont retirées du marché monétaire et ont refusé de prêter à d’autresétablissements bancaires, dont elles ignorent l’exposition à ce risque, des fonds de court terme. La liquidité du marché monétaire s’est brutalement asséchée. Les banques centrales ont massivement apporté de la liquidité pour pallier ce manque, au travers de divers instruments. L’incertitude est forte, mais la contagion à l’ensemble du système financier devrait être contenue. Cette crise...
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