La mort, une fin ou un passage

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  • Publié le : 17 mars 2010
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La mort : une fin ou un passage.

La définition usuelle de la Mort dans la langue française est la cessation définitive de la vie, c’est le décès (pour un être humain);
et mourir est, être sur le point de disparaître, de sortir de l’existence, de passer de la vie physique à…..sûrement autre chose

La Mort, est-elle la fin de la Vie comme la naissance en serait le commencement,ou, est-elle un « landmark[1] » de la Vie ?

Tout d’abord, quand pouvons-nous affirmer que l’être vivant est mort ?

Il n’y a qu’à du point de vue objectif, définir la Mort, par la mort biologique par exemple !!!

La mort biologique[2] arrive , après la mort physiologique dite mort cadavérique bien après la mort dite administrative (circulaire Jeanneney[i]), quand les chairsse détachent des os, mais toutes les fonctions ne sont pas encore abolies, la barbe et les ongles peuvent encore continuer à pousser[3]. La Mort n'existe donc pas dans le sens où, en un instant on serait passé de vivant à mort. C'est "le processus du mourir", qui existe, un long et lent processus avec des étapes qui font que l'on est de plus en plus mort.

D’ailleurs, lors des entretiensde Bichat, c’est la Vie qui a été définie comme "l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort"[4], et non pas le contraire.

Au-delà du système vivant, finalisé (se nourrir, se reproduire,….), que peut-on définir qui échapperait à la mort. à chaque étape évoquée ci-dessus des fonctions résistent à la mort et continuent de participer à la Vie[5].

Dans notre démarche, nousintégrons la Mort à notre réflexion de Vie d’initié, en toute expression de notre liberté. Pour anticiper l’abolition de notre « projet », nous invoquons la « Mort-sanction » lors de nos engagements. Ne s’agit-il pas là de bien autre chose que l’arrêt de notre système vivant, de cette autre chose qui concerne notre existence, de notre existence elle-même. Une existence qui nous serait retirée, avectout ce que nous nous sommes accordés en illusions patiemment entretenues, en acquis laborieusement rassemblés pour la valoriser, l’important deviendrait d’un seul coup de ne pas disparaître. Cette existence dont il s’agit, n’est-ce pas notre Conscience, spontanée, réfléchie et morale.

Du n’y a qu’à, je ne peux pas objectiver l’existence qui s’éprouve soi-même, comment cela va se passer pourmoi. Vais-je pouvoir l’observer, aurais-je droit à une Expérience de Mort Imminente (EMI), ce n’est pas évident, car la Mort marque la fin de la temporalisation de la conscience (cf. Épicure: Lettre à Ménécée[ii]).

On prétend que la souffrance, l’angoisse que la pensée de la Mort engendre, viennent de la résistance de notre moi vital de sa lâcheté et de sa peur. Ce moi vital , est devenuun moi acquis, si bien que pour l’homme, périr c’est périr à un monde d’attachements et d’investissements, un monde où le pouvoir et l’avoir sont exaltés, estimés pour soi par rapport à l’autre, contre l’autre.

« Au bout du compte, l'imagination humaine est ainsi faite : l'arrêt, la cessation du « projet » est ce qu'il y a de moins concevable. Seuls les grands hommes sculptent leurstatue. Mais tous les hommes adoptent, avec un style de vie, un style de survie. » [6]

Et « il n’y a qu’à » observer la mort de l’autre !

La disparition de l’autre est observable par la disparition, de la parole, de la perception des sens, la décomposition d'une nature que la rigidité a d'abord gagnée. En soi, c'est la disparition de la relation à l'existence de l’autre que jeconstate, parce que en conscience j’étais en relation avec, et que l’autre que ma conscience portait en elle n'existe plus dans l'ici, et le maintenant mais existe simplement en elle, dans le souvenir.

Mais le deuil ne me dit rien de ma mort, je survis à cette mort dont je suis témoin, « je me reste »[7]. Le deuil me fait découvrir et se mue en dimension de mon expérience personnelle, me...
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