La négritude

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  • Publié le : 21 mars 2011
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Bonjour, et bienvenue dans France Tropik pour ce nouveau numéros consacré à l’un des mouvements littéraire du 19ème siècle : la Négritude. Pierre-Antoine kanga et Philip Befort, deux négrologues répondrons a nos question tout au long de l’émission.
Le premier contact entre les intellectuels antillais francophones et leurs confrères africains nait à Paris où se réunissent les jeunes noirsafricains qui poursuivent leurs études dans la métropole française. C’est donc là où se rencontrent, pour la toute première fois, Damas, Césaire et Senghor, un trio dynamique, engagé, vivement intellectuel et original par la spécificité et la singularité de chacun de ses membres. En effet, Aimé Césaire, natif de Fort-de-France, arrive après Senghor sur le sol français. Il ést plus jeune, plus emporté,plus susceptible. Léon-Gontran Damas, Guyanais d’origine, est un écorché vif. Son tempérament le porte à l’agressivité et au combat. A côté, Senghor fait figure de penseur.
Cette rencontre va avoir par la suite, une grande signification non seulement pour la naissance d’une certaine prise de conscience antillaise, mais aussi pour l’affirmation de la littérature noire en général.
Dans les années1930 apparait en effet la négritude qui connaitra à la fois l’adhésion, l’acceptation, la contestation, la dispersion et la transformation.
Mais quel sont les objectifs de la création de ce mouvement qui deviendra littéraire par la suite ?
Conscients de la domination culturellement «blanche» à l’époque et face à la politique d’assimilation catégorique, les trois amis qui possèdent en communl’amour de la poésie mais aussi le sentiment diffus de l’existence d’une culture nègre, philosophent ensemble et échangent leurs idées. Petit à petit, se développe dans ce milieu noir francophone la notion de Négritude. Senghor, Césaire et Damas décident alors de créer un journal : L’Etudiant Noir. Celui-ci ayant pour objectif de valoriser la race noire et l’appel à la solidarité de tous les Noirs, caravant de se considérer comme Antillais ou Africains, ces étudiants se voient comme des Noirs ayant une mission en commun : affirmer au monde la valeur de leur culture.
La Négritude est donc foi, foi en l’avenir d’une race dont le passé est de souffrance et de honte. Foi en sa proche libération et en son affirmation, le culturel prime le politique.
Mais très vite la Négritude devient aussi unrefus, refus de l’assimilation culturelle. On peut parler du moment où la culture noire s’oppose à l’oppression et à la colonisation des peuples de l’Afrique noire par la métropole et la civilisation blanche en générale. La dénonciation du colonialisme devient alors un thème majeur de ce mouvement littéraire.
Senghor va d’ailleurs proposer son patronage à la Maison de la négritude qui est un lieude mémoire autour de l’esclavage des Noirs lors des colonisations.
Nous nous sommes rendu dans cette petite construction originale et humaniste située à Champagney, et crée en 1971 par René Simonien.
Mais cette « dénonciation du colonialisme » ne va-t-elle pas se transformer en une haine de l’occident ?
Oui, certain parlerons même d’un racisme pour dénoncer le racisme. Il est vrai queCésaire nourrit un anticolonialisme viscéral et radical. Il véhicule des principes de rejet et de contestation, une sorte de cri de dénonciation inscrit, de manière très profonde, dans l’expérience douloureuse de l’agression historique contre sa race.
Ce radicalisme a d’ailleurs amené ses détracteurs à voir en lui « un ennemi de l’Europe et un prophète du retour au passé anti-européen »

Pas chezSenghor, à l’opposé, il considère la colonisation comme un mal nécessaire d’une nécessité historique d’où doit sortir le bien, car au-delà des ruines, des morts et des destructions, les conquérants sèment aussi « des idées et des techniques qui germent et s’épanouissent en moissons nouvelles ». A travers ses œuvres, il exprime sa volonté d’un métissage universel. Senghor rêvait en effet qu’un...