La naissance de la classe ouvrière

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 11 (2726 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 22 mars 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
La Charte d'Amiens
I. Les fondements idéologiques
A. La situation ouvrière et les revendicationsB. La dimension marxisteC. La dimension anarcho-syndicaliste
II. Le refus d’alliances avec les partis politiques
A. Le rejet de la lutte politique B. Les syndiqués ne doivent pas se référer à leurs opinions politiques C. La lutte économique
III. Un programme syndicaliste-révolutionnaire
A. Pourl’émancipation des travailleursB. Les actions prônéesC. Le syndicat : la base de la réorganisation sociale

Bibliographie :

René Mouriaux, Le syndicalisme en France, Paris, Presse Universitaire de France, 2005
René Mouriaux, Le syndicalisme en France depuis 1945, Paris, La Découverte, coll. Repères, 2004
Dominique Andolfatto et Dominique Labbé, La CGT. Audience et organisation,Paris, éditions La Découverte, 1997.

La charte d’Amiens

INTRODUCTION :

Ce texte est crée en octobre 1906. par le congrès confédéral de la CGT qui est le seul syndicat ouvrier à l’époque en France (créé en 1895). Il est composé de 600 000 membres (peu car 2m au moins en Grande-Bretagne). Ce n'est qu'en 1919 qu'apparaîtra un second syndicat.
L'essor et la crédibilité de ce premiersyndicat s'explique en parti par le contexte politique mouvementé : effet, de nombreuses grèves ont été brisées par Clemenceau en mars 1906, la catastrophe de Courrières en mars (soit l'explosion d’une mine qui provoque la mort de 1 100 mineurs produit une crise sociale qui aboutit à la loi du repos hebdomadaire en 1906 ainsi que le temps de travail est limité à 10H.

Il faut rappeler qu'en Europe,les syndicats précèdent la création des partis socialistes (En effet, Trade Union est un parti social qui né av le syndicat dès 1830( la question ne se pose pas car se fait naturellement) ainsi que le parti travailliste en 1906, qui lui aussi est issu du syndicalisme).
Or le syndicalisme français se veut différent par sa volonté de se détacher du politique.
La CGT est un syndicatessentiellement tenue par des anarchistes qui prônent l’anarcho-syndicalisme. Ils ont donc une méfiance de départ vis-à-vis des partis. Les leaders considèrent qu'il faut faire la révolution en s'appuyant sur le syndicat qui devient la base de la transformation sociale.

Parallèlement, la SFIO nouvellement créée en 1905 prend de l'importance et a au départ une dimension révolutionnaire. La question qui sepose pour ce syndicat à l'époque est de savoir s'il faut qu'il se lie à elle ou non.
Car son but est de promouvoir les droits des travailleurs en s'appuiyant sur des thèses marxistes et anarchique. La finalité ici est donc de préparer une société qui ne sera pas un Etat mais une organisation fédérale.
Le jours du Congrès, la motion retenue est celle de Griffuelhes : le syndicat sera indépendant duparti (indépendance totale).
Dès lors, ce syndicalisme s'affirme comme une sensibilité idéologique bien marqué fin XIXes et recueille l'héritage d'un proudhonisme très proche des thèmes anarchistes.

→ Pour quelle raison la CGT refuse-t-elle tout lien avec tout parti politique ? Peut-on dire que la charte est un texte fondateur du syndicalisme français ?

En quoi le syndicalisme de la charteest-il un syndicalisme révolutionnaire qui s'émancipera de la sphère politique pour réorganiser la société ?

I. Les fondements idéologiques

Au sein de la Charte, on peut noter des fondements idéologiques qui trouvent leur essence à travers la situation médiocre des ouvriers. Ces fondements tendent à renouveler l'ordre social établi, et s'appuient sur diverses dimensions tant marxistesqu'anarchistes.

A. La situation ouvrière et les revendications

En effet, les ouvriers travaillent 60h/semaine. Il est vrai que la législation sociale en France demeure très timide : le droit syndical n’est reconnu que depuis 1884, il n’existe aucune protection sociale (les premières lois sur les assurances sociales n’apparaîtront qu’en 1919) et le repos hebdomadaire n’existe pas encore (il...