La nature humaine freud vs rousseau

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  • Publié le : 21 novembre 2010
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La nature humaine selon Freud et Rousseau
Nombreux sont ceux qui se sont attardés sur la question de la nature fondamentale de l’homme. Tous ceux qui y ont sincèrement réfléchi n’ont pu obtenir des résultats similaires. Certains croient que l’être humain est nécessairement égoïste et méchant alors que d’autres affirment qu’il est de nature bonne et altruiste. Freud, par exemple, croit à unenature humaine inévitablement mauvaise et admet que c’est l’homme que nous devons changer pour obtenir le bonheur. Rousseau, pour sa part, explique que l’homme est fondamentalement bon et innocent, mais que c’est la société dans laquelle il est placée qui le corrompt et le dénature, faisant ainsi de lui quelqu’un de méchant. Il s’agit ici de soulever les différents points de chacun des points de vueou, plus précisément, de répondre à la question suivante : la nature humaine est-elle bonne ou méchante?
Selon Jean-Jacques Rousseau, l’homme, à son état de nature, fait preuve d’amour de soi, assurant ainsi son propre bien-être. Il est aussi capable de pitié, ce qui le porte sans réflexion au secours de ceux qu’il voit souffrir. Il y a alors une égalité naturelle puisque tous les hommes sontégaux entres eux, sans différences. Rousseau affirme donc que l’homme est transformé par la société de façon néfaste. Il devient ainsi égoïste et individualiste et est adepte des artifices et du paraître plutôt que de l’être. Finalement, selon Rousseau, le passage de l’état de nature à l’état civil est donc désavantageux puisque l’homme naît bon, mais la société le corrompt.
Freud est plutôtdéfavorable à la théorie de Rousseau. À son avis, la nature humaine est pulsionnelle et l’homme est un être de désirs. Freud élabore ainsi une philosophie selon laquelle l’homme rationnel est un idéal. Il croit que l’individu aspire au bonheur de façon égoïste d’abord, et tente ensuite de s’unir aux autres pour atteindre un autre stade de bonheur. L’homme se voit prescrire par la civilisation unecohésion sociale qui transmet un message d’amour du prochain. Globalement, Sigmund Freud affirme qu’il y a chez l’être humain, une tendance naturelle vers l’agressivité et le narcissisme, ce qui amène à une lutte entre la culture et les pulsions en rendant l’homme méchant.
Rousseau et Freud exposent ici deux philosophies bien différentes. Le premier parle d’une nature humaine bonne à l’origine alorsque le second parle d’une nature humaine qui naît méchante et que l’on doit transformer. La vision de Rousseau stipule que le passage de l’état de nature à l’état civil est la source de tous les maux. Il propose alors une convention par laquelle les gens s’engagent réciproquement à fonder une vie sociale saine. Pour sa part, Freud croit que cette transition est un bienfait car l’homme estfondamentalement un être égoïste. La civilisation le rend alors meilleur puisqu’il est originairement gouverné par ses pulsions. Bien qu’ils soient d’avis contraire au sujet de la vie en société, les deux penseurs adhèrent à l’existence d’une collectivité, d’une civilisation ou d’un contrat social.
En se basant sur les deux idées, nous pouvons au moins concevoir que la société est malintentionnée. Quece soit de façon naturelle ou par transformation, les deux penseurs croient en une certaine malveillance. Pour ma part, je défends l’idée que la nature humaine est fondamentalement mauvaise, c’est-à-dire qu’elle peut nuire et être dangereuse. En se fiant à cette définition, nous remarquons qu’il s’agit de pouvoir être nuisible et non d’être à tout prix nuisible. Nous pouvons alors êtrenaturellement mauvais tout en choisissant une voie plus respectable. D’abord, dans un monde où nous ne pouvons nous administrer sans un système de lois définies et sans des méthodes punitives, nous sommes en droit de penser que le monde initial a forcément dû être composé de gens ayant un caractère mauvais. Si la nature humaine avait été fondamentalement bonne, nous n’aurions pas eu besoin d’ériger des...
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