La nouvelle historique - etude de l'auberge rouge de balzac

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  • Publié le : 2 juillet 2010
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Séquence 4 : La nouvelle historique
Un épisode sous la Terreur, Honoré de Balzac

Vers décembre 2010 : Carnavalet
← questionnaire sans lignes à mettre au propre par les élèves (rédigé)
← lettre d’un témoin de la Révolution
▪ choix de la période
▪ choix de la classe sociale
▪ choix de l’âge : enfant, adolescent

Séance 1 : Étude de l’incipit (pp. 4 – 8)

I. Unincipit

- Un cadre spatio-temporel réaliste
▪ Etude du cadre spatial, relevé des indices
⇨ Cadre réel
⇨ Observation de la carte des lieux décrits
▪ Etude du cadre temporel, relevé des indices (dates, vocabulaire)
⇨ Cadre historique

- Des personnages
▪ Etude des désignations
⇨ jeu sur les reprises nominales (fluo orange + traits noirs) qui amplifie lesuspens dramatique
▪ Etude des focalisations et de la modalisation
⇨ jeu sur les différents points de vue
▪ Portrait

- Un objet mystérieux
▪ Etude des désignations (fluo jaune)

II. Étude du dialogue et des changements de ton
← étude du discours direct et du discours indirect
← étude des types de phrase

III. Synthèse

- Un récit historique :dates, vocabulaire (à réutiliser dans la lettre)
- Une nouvelle : une intrigue resserrée, une tension dramatique mise en place
▪ liée aux informations incomplètes
▪ liée à la caractérisation incomplète des personnages

IV. Prolongement

Ecrivez la filature du point de vue de l’homme.

Le 22 janvier 1793, vers huit heures du soir, une vieille dame descendait, à Paris, l’éminencerapide qui finit devant l’église Saint-Laurent, dans le faubourg Saint-Martin. Il avait tant neigé pendant toute la journée, que les pas s’entendaient à peine. Les rues étaient désertes. La crainte assez naturelle qu’inspirait le silence s’augmentait de toute la terreur qui faisait alors gémir la France ; aussi la vieille dame n’avait-elle encore rencontré personne ; sa vue affaiblie depuislongtemps ne lui permettait pas d’ailleurs d’apercevoir dans le lointain, à la lueur des lanternes, quelques passants clairsemés comme des ombres dans l’immense voie de ce faubourg. Elle allait courageusement seule à travers cette solitude, comme si son âge était un talisman qui dût la préserver de tout malheur. Quand elle eut dépassé la rue des Morts, elle crut distinguer le pas lourd et ferme d’unhomme qui marchait derrière elle. Elle s’imagina qu’elle n’entendait pas ce bruit pour la première fois ; elle s’effraya d’avoir été suivie, et tenta d’aller plus vite encore afin d’atteindre à une boutique assez bien éclairée, espérant pouvoir vérifier à la lumière les soupçons dont elle était saisie. Aussitôt qu’elle se trouva dans le rayon de lueur horizontale qui partait de cette boutique, elleretourna brusquement la tête, et entrevit une forme humaine dans le brouillard; cette indistincte vision lui suffit, elle chancela un moment sous le poids de la terreur dont elle fut accablée, car elle ne douta plus alors qu’elle n’eût été escortée par l’inconnu depuis le premier pas qu’elle avait fait hors de chez elle, et le désir d’échapper à un espion lui prêta des forces. Incapable deraisonner, elle doubla le pas, comme si elle pouvait se soustraire à un homme nécessairement plus agile qu’elle. Après avoir couru pendant quelques minutes, elle parvint à la boutique d’un pâtissier, y entra et tomba, plutôt qu’elle ne s’assit, sur une chaise placée devant le comptoir. Au moment où elle fit crier le loquet de la porte, une jeune femme occupée à broder leva les yeux, reconnut, à traversles carreaux du vitrage, la mante de forme antique et de soie violette dans laquelle la vieille dame était enveloppée, et s’empressa d’ouvrir un tiroir comme pour y prendre une chose qu’elle devait lui remettre. Non seulement le geste et la physionomie de la jeune femme exprimèrent le désir de se débarrasser promptement de l’inconnue, comme si c’eût été une de ces personnes qu’on ne voit pas avec...
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