La participation chez platon

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  • Publié le : 10 octobre 2009
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QU’EST CE QUE LA PARTICIPATION POUR PLATON ?


Le thème de la participation () est au centre de la philosophie platonicienne et des problèmes qui en découlent. En effet, Platon a introduit sa théorie des Formes ( pour tenter d’expliquer comment les choses sensibles, sans cesse en évolution et en changement, peuvent présenter suffisamment de fixité et de stabilité pour que l’onpuisse en parler et avoir une connaissance à leur sujet. L’utilisation de la métaphore visuelle de « forme » réfère bien à la manière dont l’esprit est censé saisir l’intelligible. Ce qui amène Platon à concevoir un monde intelligible ce sont les diverses occurrences de certaines propriétés, trouvées en des objets sensibles différents. Comment pourrait-on connaître quoi que ce soit si nous n’avionspas devant nous des occurrences répétées des mêmes objets ou propriétés ? Et si tout était continuellement différent et dissemblant, pourrions nous connaître quelque chose ?
Lorsque je prononce le mot « arbre » j’ai en tête un objet qui n’existe nul part dans la nature, cependant il possède des caractères propres : ce qui fait qu’il est un arbre. Mais si, à la suite de cela, quelqu’un vient medonner une spécification de cet objet, par exemple « platane » l’image mentale évoluera, sans pour autant jamais exister. Ce qu’il faut entendre par-là c’est que l’esprit ne cesse de former des généralités d’objets, dans lesquelles les propriétés communes sont reconnues et peuvent être anticipées, même en l’absence de l’objet effectif. L’homme n’a pas besoin de se retrouver le nez en face d’unarbre pour comprendre ce que quelqu’un entend lorsqu’il utilise ce terme, cette forme ; la forme de l’ « arboréité » serait en quelque sorte la structure « être un arbre », contrairement à la spécification : tel arbre en tel lieu. Le monde intelligible est donc nécessairement fixe, immuable, s’il doit être source de nos connaissances des objets sensibles. Mais ces réalités en soi, immuables etéternelles pose un problème : Quelle relation peut-il exister entre le sensible et l’intelligible ? Les formes intelligibles entretiennent-elles des relations entre elles ? Comment être certain qu’une telle relation est possible ?
Dans la première partie de sa vie, la conception ontologique de Platon est celle d’un monde intelligible et d’un monde sensible séparés Platon lutte à son époquecontre les Fils de la Terre, refusant toute réalité au-delà du sensible. Il introduit donc des réalités invisibles, garantes de notre possibilité à avoir quelque connaissance sur ce monde en perpétuel devenir, mouvement, altération.Cette ontologie est soutenue dans de nombreux dialogues : le Ménon, le Phédon, le Banquet, le Phèdre et la République. Ce ne sera qu’après le Thééthète et le Parménide quePlaton aura clairement mis à jour les failles de sa conception des formes. La solution ne sera découverte que dans le Sophiste et au prix d’un remaniement de sa conception des formes.
Afin de rendre compte de l’évolution de la notion de participation chez Platon, je traiterai cette notion dans sa perspective évolutive, à savoir :
La séparation, dés le Phédon du monde sensible et intelligible etl’introduction de la notion de participation. Dans un second temps, la notion de participation perçue comme un coup destructeur, un problème remettant en cause toute la conception des formes. Enfin, la solution apportée et la mise en liaison constante des Idées entre elles.

Le Phédon aborde, à travers les derniers instants de Socrate, le thème de la mort. Le but de cette réflexion est desavoir ce qu’est la mort et si on peut dire qu’elle est quelque chose. Dés le Phédon Platon assigne l’âme à l’intelligible et le corps au sensible. L’âme serait donc une forme intelligible mais dans le monde sensible. Il est dit dans le Phédon que « Pour la pensée, penser la mort c’est se penser elle-même » (introduction. Traduction Dixsaut) La mort et la philosophie agissent de la même manière,...
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