La peau de chagrin - balzac - comentaire

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  • Publié le : 15 mars 2010
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Commentaire Composé
La Peau de Chagrin, Balzac

Etude du passage de la description de l’antiquaire, de la page 89 à 91

Balzac a écrit plus de cent trente romans et nouvelles en tous genres, parmi son immense production romanesque entre 1829 et 1852, il écrivit notamment la La Peau De Chagrin en 1831, c’est un récit qui se détache plutôt des autres écrits philosophiques,politiques,romantiques et poétiques de Balzac, en effet c’est un roman fantastique et philosophique. Il sera réédité plusieurs fois, notamment aux éditions Werdet en 1834 puis en édition illustré en 1837. C’est un récit qui fait parti de l’ensemble d’oeuvre Etudes Philosophiques de Balzac, Regroupement qui sera d’ailleurs publié en 1837 avec La Peau De Chagrin en tête. Pour Balzac, les Etudes philosophiquesétait d’après ses mots : «la clé qui permet de comprendre l'ensemble de mon œuvre» notamment pour La Peau De Chagrin.

Dans cet extrait, Balzac nous offre un portrait saisissant de réalisme lorsqu’il dresse le portrait physique de l’Antiquaire qu’il présente comme un vieillard étrange et mystérieux. Il introduit sa description par une apostrophe au lecteur “Figurez-vous…” qui donne l’impressiond’être réellement devant la scène. Il commence alors la description du vieillard par deux adjectifs qui donnent directement une image réaliste du vieillard : “sec” et “maigre”. Ensuite il habille cette fine silhouette à la manière d’un peintre avec un descriptif assez précis de ses vêtements : “une robe en velours noir, serrée autour de ses reins…” et “une calotte en velours noir…”. Balzac va créervolontairement un anachronisme en faisant porter une robe au vieillard. Comme si celui-ci était vieux de plusieurs siècles. Il rappelle aussi la silhouette maigre de l’Antiquaire en utilisant l’adjectif “serrée” pour la robe. Après avoir décrit les vêtements qu’il portait, le narrateur va revenir sur le portrait strictement physique du vieillard, c’est à dire son corps ; il indique que les mèches decheveux qui dépassent de la calotte du vieil homme sont blanches, rappelant ainsi la vieillesse de l’Antiquaire. Il personnifie d’ailleurs ces cheveux en donnant l’impression qu’ils s’appliquent seuls sur le crâne du vieil homme. Il y a de plus une antithèse entre le blanc des cheveux et le noir des vêtements, ce qui introduit un effet de contraste comme dans les tableaux peints en clair-obscur.Balzac revient alors sur la robe du vieillard, créant une alternance entre le portrait du corps du vieillard et ses accoutrements, il la personnifie comme si elle ensevelissait le corps chétif et frêle du vieillard. Il compare ensuite la robe à un “vaste linceul”, ce qui apparente le vieillard à un mort. D’ailleurs, plusieurs autres détails montrent l’aspect mortuaire de l’Antiquaire : le mot“crâne” remplace le mot “tête” et son visage est décrit comme “étroit et pâle”. Balzac met la robe en avant de façon à ce qu’elle efface presque entièrement le corps du vieil homme à l’exception de son visage et de son bras tellement squelettique qu’il le compare à un bâton. L’Antiquaire tient une lampe au bout de son bras qui éclaire le visage du jeune Raphaël. Il y a donc une antithèse entre la clarté duvisage du jeune homme et l’aspect sombre du vieillard. La barbe grise que décrit Balzac sur le vieil homme est apparentée à ses cheveux et accentue ainsi le contraste. Lorsque le narrateur décrit les lèvres de la vieille personne, on a l’impression que celle-ci ne possède pas de bouche. Par contre, par contraste, il insiste sur les rides de fronts qui le creusent et le marquent. Cela faitopposition avec la bouche presque invisible. Les yeux verts de l’Antiquaire mettent un peu de couleur dans ce portrait qui paraît noir et blanc. C’est une nouvelle antithèse du narrateur qui produit un effet de contraste ; Les yeux du vieil homme semblent être la seul chose vivante dans cette scène avec le visage éclairé du jeune homme.

Balzac utilise alors un dernier détail physique “[…]...
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