La perception de l'espace

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  • Publié le : 21 novembre 2010
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I- ÉTUDE SUR LA PERCEPTION DE L’ESPACE

De même que la durée, les distances entre les objets peuvent faire l’objet d‘une perception. Ainsi il est possible de dire si tel objet est plus proche de nous que tel autre autre ou encore qu’untel est plus grand qu’un autre. L’argument pour isoler une perception de l’espace repose sur l’observation que l’information spatiale que l’on extrait del’environnement semble être partagée entre les différentes modalités sensorielles de localisation. Le cerveau joue donc un rôle essentiel dans la perception de l’espace. Dans son étude sur la psychosociologie de l’espace, Moles introduit le point de vue de l’observateur; “S’il y a phénoménologie c’est parce qu’un sujet perçoit des phénomènes”. Progressivement une place importante est laissée à lasubjectivité de l’observateur, lequel ne semble être que d’abord un observateur scientifique avant de se confondre avec l’homme de la vie quotidienne...

“L’homme est la mesure de toute chose...”
(Abraham Moles)

1- PSYCHOLOGIE DE L’ESPACE Abordons la question en posant que pour l’être l’espace pur n’a pas d’existence; l’espace n’existe que par la référence à un sujet, un groupe, un contenu, un pointde vue,... L’idée d’une psychologie correspond dès lors à l’étude de la façon dont l’individu appréhende c’est à dire pense, catégorise, comprend l’espace et son contenu. On peut donc déterminer deux modes fondamentaux de perception de l’espace. L’être perçoit l’espace selon deux modalités; La première adopte le point de vue d’un observateur extérieur (qui n’habite pas cet espace) et qui examinede manière rationnelle un monde étendu et illimité. L’espace se réduit alors à une configuration géométrique caractérisée par un système de coordonnées purement arbitraire. Une seconde attitude appelée philosophie de la centralité correspond au point de vue ici et maintenant de l’individu en situation, qui éprouve son propre rapport à l’environnement. Dans cette conception, l’être, c’est à direchacun de nous s’éprouve comme étant lui-même le centre du monde qui s’étend autour de lui. L’individu est partagé entre ces deux systèmes de pensée contradictoires. Il passe de l’un à l’autre sans en avoir conscience, produisant des comportements et des raisonnements irrationnels aux yeux de l’observateur superficiel. D’un coté l’individu sait raisonner de façon géométrique, il s’oriente, calculedes distances, élabore des trajets... De l’autre coté il investit l’espace d’une affectivité égocentrique. Le psychologue est intéressé par cette phénoménologie qui prend en compte la subjectivité, donc la dimension affective de l’espace vécu. Le sujet est au centre de la problématique, il est la référence première. Cette phénoménologie est donc le sujet de mon étude à venir...

2- L’APPROPRIATIONDE L’ESPACE La psychologie de l’espace, définie comme l’étude de l’Homme à l’espace, porte un intérêt particulier au mécanisme de l’appropriation. La philosophie d’un espace centré à pour conséquence ce mouvement de l’être de “dominer l’espace au lieu d’être dominé par lui”, le faire sien, s’y fixer, l’habiter. Les deux modes de perception de l’espace déterminent deux types d’appropriation ;l'exploration et l’enracinement.

L’appropriation correspond tout d’abord à la possibilité de différencier l’Ici de l’Ailleurs, c’est à dire d’attribuer au point Ici un ensemble de qualités propres, relativement à l’être de référence, susceptibles de favoriser ce mouvement affectif de fixation de l’être. La problématique est double ; Construire le point ici, la problématique de l’architecte Laconstruction d’un point ici, d’un espace valorisé, est valorisé par des propriétés physiques, mais elle correspond à une perception. Par exemple, un espace visuellement fermé délimite de façon plus franche un lieu, en tracent une frontière claire entre le dedans et le dehors. Le regard est un vecteur d’exploration, de perception. Construire le point ici suppose une dialectique entre l’aménagement...
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