La peste albert camus extrait 2

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TEXTE 2 : à partir de « Ainsi, à longueur de semaine, […] » à « […] l’appel morne et sans passion de la peste »
Albert Camus 1947
* Genre littéraire
* Extrait d’un roman. Situation du passage : nous sommes au début de la troisième partie. Précédemment, Rambert a décidé de rejoindre les « formations sanitaires ». Tous les personnages sont donc désormais engagés contre la peste alorsmêle que nous sommes plongés au « sommet de la chaleur et de la maladie ».
* Personnages
- les habitants de la ville (emprisonnés pas la peste)
* Thème + histoire
- Le thème est le la maladie : la peste
- Dans cet extrait il est décrit la situation générale au moment où la chaleur et la maladie sont les plus importantes. Camus fait un point sur toutes les parties de laville et on y constate les effets ravageurs de la peste.
* Plan détaillé

I. Tout d’abord nous sommes ici à un moment de paroxysme au sein de la « chronique ».
1. Nous sommes à l’heure du bilan
* Le premier paragraphe semble constituer une pause dans la chronique. Tout est figé : la peste a atteint un « sommet », « la peste a tout recouvert ».
* Les connecteurs « ainsi »,« voilà pourquoi » font état des ravages de la peste.
* L.12-13 : le narrateur intervient en tant que tel dans le texte : il expose au présent d’énonciation ses intentions concernant le récit // début du livre : le narrateur possède une position de surplomb par rapport à ce qu’il narre mais l’indice « nos concitoyens » prouve qu’il y a participé.
2. Nous sommes aussi face à unedescription précise de l’épidémie à son apogée.
* La suite du texte correspond à la description de l’apogée de l’épidémie. La présence du narrateur est plus discrète : des lignes 20 à 23, le discours est explicatif et neutre.
* Imparfait domine ensuite + pronom indéfini « on » -> description objective
* Indicateurs temporels : « c’est au milieu de cette année-là », « jusqu’ici », « toutd’un coup », « de plus en plus fréquemment » -> ils soulignent l’importance du moment = nous sommes à un moment particulier/ fondamental= à l’acmé de la progression de la peste. 
* Cette pause dans la « chronique » permet de mettre en relief la progression sans précédent de la peste. Le narrateur semble mettre l’accent sur le caractère apocalyptique du moment.
II. Ensuite, nous sommesconfrontés à la description d’une apocalypse.
1. Un fléau ravageur.
* La peste fait des ravages : accumulation : « les violences de nos concitoyens vivants, les enterrements des défunts et la souffrance des amants séparés » -> abondance des problèmes causés par la peste.
* La peste fait peur : « violences », « redouté » -> univers sombre et hostile.
* La peste qui tue :vocabulaire de la mort : « défunts », « victimes », « enterrements ».
* Les habitants d’Oran paraissent écrasés (« courbés en avant ») face au déchaînement des éléments (la violence du vent est prégnante : « s’engouffre dans les rues avec toute se violence », « souffle du vent », « battaient les jambes »).
* Les éléments de la nature (le vent « y poussait seul des plaintes inconnues », lamer elle-même « soulevée et toujours invisible », le feu suggéré par le « sommet de chaleur » = références culturelles = évoque les malédictions divines des cités de l’Ancien Testament -> description avec une dimension comique et apocalyptique : qui règne en maître, est à son apogée.
2. La description prend alors des accents fantastiques.
* La personnification du vent : un élémentimpalpable s’incarne peu à peu en être maléfique (« battait les jambes »,  « poussait des plaintes continues »,  « cris du vent », « accusaient le vent de transporter ») -> elle renforce le caractère inquiétant de la description.
* La personnification de la ville gémissante « comme une île malheureuse » rappelle l’épigraphe du roman.
* L’allégorie de la Mort qui s’abat sur les...
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