La peste

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  • Publié le : 11 avril 2011
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Une particularité de ce récit est que nous ne savons pas qui en est le narrateur. Le tout nous est raconté par des carnets mais dont nous ne connaissons pas le propriétaire.
La peste gagne en amplitude, le nombre des morts devient impossible à cacher. La ville se voit obligée de prendre des mesures. Au départ elles sont assez ridicules compte tenu de l’importance du problème, mais elles serontrapidement renforcées. La ville va être complètement fermée, à l’entrée comme à la sortie, et l’armée est chargée d’empêcher, par tous moyens, toute tentative d’évasion. Rambert, comme beaucoup d’autres n’aura qu’une obsession : sortir de cette ville. Il avoue le faire par amour pour sa nouvelle conquête parisienne. Il est prêt à tout pour y arriver !
Le nombre de morts ne cesse de grimper etchaque famille est obligée de signaler aux autorités la présence d’un malade. Celui-ci sera enlevé par les services sanitaires et placé en quarantaine. Quelques semaines plus tard, tous les autres habitants seront eux aussi obligés de se rendre dans un endroit donné pour y être mis en quarantaine. Cet endroit sera le stade de football où des tentes seront dressées.
Très vite les servicessanitaires sont débordés, les enterrements ne suivent plus, il n’y a plus assez de cercueils et les morts sont incinérés.
Le seul, dans cette histoire, qui est heureux, c’est Cottard. Pourquoi ?... Nous apprenons qu’il est sous le coup d’une inculpation par la justice et devrait être condamné à de la prison. Or, il ne veut en aucun cas être séparé des autres ! Il ne peut envisager la prison ! Commel’administration, la police et la justice sont débordées, il se dit qu’on ne s’occupera pas de son cas et qu’il ne risque donc rien. Il préfère les risques de la peste à la certitude d’aller en prison.
Devant l’aggravation de la situation, Tarrou se rend compte qu’il est indispensable de créer un service de bénévoles. Il en parle à Rieux qui, bien sûr, lui donne raison mais ne voit pas très bien quiacceptera. Il se trompe ! Tarrou va former, avec son aide, toute une équipe à l’intérieur de laquelle il travaillera en collaboration avec Grand, Panelou et même Rambert.
Pourtant, celui-ci avait enfin trouvé le filon pour s’échapper d’Oran ! Mais il recule à la dernière minute s’estimant solidaire de cette ville et de ses habitants. Rieux, qui comprenait ses motivations, n’en revient pas.
Outreles deuils, il est indiscutable que le premier mal qui secouait la population était cette séparation totale d’avec le monde extérieur. Chacun avait un être aimé hors de la ville et de bons motifs pour vouloir la quitter. Mais il y a aussi le fait que, comme le dit le narrateur, l’homme supporte beaucoup de choses tant qu’il n’est pas séparé des autres. C’est aussi dans ce sens que les famillesqui avaient un malade suppliaient de pouvoir le garder. Tout plutôt que la séparation !...
Le juge Othon, une fois de plus, se conduira avec honneur. Son fils sera atteint par la peste et il le signalera. Sa femme, son autre enfant et lui-même seront donc mis en quarantaine. Il sera séparé d’eux parce qu’on ne mélange pas les sexes en quarantaine. Signalons ici que son fils mourra malgré le vaccinmis au point par un des médecins sur place. En effet, les vaccins de Paris se comptent sur les doigts et s’avèrent assez peu opérant sur cette peste là !
D’ailleurs, après une légère accalmie, la maladie va évoluer en une sorte de peste pulmonaire, bien plus grave encore !...
Son temps de quarantaine fait, Othon va demander à Rieux de l’accepter comme volontaire pour l’aide à l’administrationdu stade et de ses habitants.
Au départ, les gens de la ville ont continués à s’occuper, à faire des affaires, mais bien vite ils vont s’arrêter par la force des choses. Le port est fermé et les marchandises n’arrivent plus. Bien vite les cafés n’ont plus grand-chose à servir. Or, passer les soirées à la terrasse des cafés était une des principales distractions des Oranais !
Un grand...
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