La peste

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  • Publié le : 17 juin 2010
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Plan détaillé pour la lecture analytique n°4 « La confession de Tarrou » p227/229 (Il s'agit simplement d'organiser convenablement les éléments de l'analyse linéaire réalisée en classe : le plan est succinct, reportez-vous au cours pour plus de détails, notamment pour les références au texte) Problématique : Quelle lecture symbolique peut-on faire de ce passage ? I) Une confession à valeurargumentative a) l'énonciation – discours direct (guillemets, passé composé, pronom personnel « je » + marques du destinataire « vous ») adressé à Rieux (double fictionnel de Camus, homme absurde de la Peste) – la question de l'émetteur réel de ce discours se pose : narrateur Rieux rapporte les paroles de Tarrou qui s'adresse à Rieux narrateur-personnage, tous deux étant des créatures de Camus : quiparle alors dans ce passage ? certainement Camus par endroit (Tarrou étant alors porte parole de l'auteur), mais alors comment déterminer à quels moments Camus n'endosse plus le discours => brouillage énonciatif (travail d'interprétation et de réflexion nécessaire pour le lecteur). [Rappelons que Tarrou et Camus ont beaucoup de points communs : tous deux journalistes, écrivains, acteurs de combatspolitiques et engagés contre la peine de mort,...] b) une confession, fruit de l'expérience, dominée par la culpabilité – récit du passé (passé composé + connecteurs temporels « avec le temps », « aujourd'hui ») – constat d'un apprentissage amené par l'expérience (lexique de la connaissance, de l'apprentissage : « j'ai aperçu »/ « j'ai appris » répété 2 fois / « je sais » répété 6 fois au fil dutexte / « j'ai compris ») – confession dominée par un sentiment de culpabilité « j'ai honte, honte à mourir » (répétition à valeur d'insistance + valeur hyperbolique de la locution adverbiale « à mourir ») + autres occurrences du mot « honte » – => au total, une sorte de confession bilan où Tarrou finit par exposer les conclusions qu'il tire de son expérience personnelle et qui ont déterminé saconduite d'homme c) valeur argumentative – raisonnement / structuration logique forte (connecteurs + relations cause / conséquence / ...) => domaine du convaincre – cause (prise de conscience de la condition de l'homme, meurtrier malgré lui) => conséquence (« j'ai perdu la paix ») => tentative de solution (lutte contre/refus de tout ce qui peut entraîner la mort) – assurance du propos (« je sais »répété + « de science exacte ») + ton du constat dominé par des précaution oratoires (modestie ?) : » « j'ai seulement aperçu », « je sais seulement », ... – apostrophes (« oui, Rieux ») = implication de l'interlocuteur => force de persuasion – force de persuasion aussi dans le jeu des répétitions très nombreuses et des polyptotes (« peste »/ « pestiféré », « fatigue »/ « fatigué »/ « fatiguant », ...)– force de persuasion encore dans les marques d'expressivité (phrase exclamative l.34) II) Une expérience individuelle qui prend un valeur universelle a) les marques de la généralisation du propos – présent de vérité générale : par exemple, « Ce qui est naturel, c'est le microbe ». – termes génériques désignant une catégorie d'individus ou l'humanité (« les hommes », « tout le monde », ...) dans sonensemble (englobant même le lecteur « nous », « chacun », ...) – termes/valeurs abstraites (« mal », « bien », « intégrité », « pureté », « honnête », « paix ») => discours de la description générique – absence notables d'illustrations/d'exemples concrets = discours prend une dimension très générale, discours applicable à toute époque / toute réalité sociale ou humaine b) un discoursphilosophique sur la condition humaine – image de la condition humaine selon Tarrou/Camus : homme = meurtrier malgré-lui (reprendre

les éléments de l'analyse linéaire) car c'est dans l'ordre social du monde (« c'était dans la logique où ils vivaient ») = « Ce qui est naturel, c'est le microbe » – position idéologique de Camus : « j'ai décidé de refuser tout ce qui, de près ou de loin, pour de bonnes...
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