La philosophie de descartes

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  • Publié le : 17 novembre 2011
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Descartes a fondé le rationalisme moderne, il s’est pour cela appuyé sur les forces de la raison et sur l’évidence, de façon à atteindre le vrai de manière sûre, le but de la connaissance étant de « nous rendre comme maître et possesseurs de la nature » (ce que certains verront comme le début de l’ère de la technique, dominatrice et méprisante à l’égard de la planète : Heidegger lui-même verrachez Descartes l’achèvement de la philosophie de la technique).
Descartes et la Méthode : la fondation de la science cartésienne

Nous devons à Descartes une méthode fondée en raison. La question suivante est à l’origine de cette méthode : comme, en effet, accéder à la vérité ?

La question était cruciale au XVIIème siècle car si la science de son côté se développait (ex : 1628, découverte dela circulation du sang…), la philosophie scolastique, alors dominante, ne pouvait satisfaire les esprits. Elle accordait, en effet, trop d’importance au principe d’autorité et ne dégageait pas, de fait, une méthode véritablement rationnelle.

Descartes va opérer une révolution philosophique en partant du bon sens/raison :

- La raison, faculté de distinguer le vrai du faux, est échueen partage à tous (ce qu’on appelle l’universalisme cartésien)

- C’est de ce « bon sens », la chose du monde la mieux partagée (parfois appelée lumière naturelle par Descartes), dont il faut faire un usage judicieux, en mettant au point une méthode, soit un chemin, une route permettant d’atteindre la vérité.

La méthode rationnelle sera, dans ces conditions, constituées par unensemble de règles, dont l’application conduit, avec certitude, au résultat.

Pour découvrir la vérité, laissons de côté le hasard pour ne procéder que de façon méthodique. Si cette approche peut nous apparaître comme allant de soi, elle constitue un élément neuf à l’époque de Descartes, mais aussi important, décisif :

- Toute la méthode consistera à suivre un ordre, c’est-à-dire à ramenerles propositions obscures aux plus simples et à nous élever ensuite, par degrés, du plus simple au plus complexe, en s’appuyant toujours sur l’intuition et la déduction.

- L’intuition, vue ou regard précis et indubitable, conception d’un esprit pur et attentif, connaissance directe ou immédiate, permet en effet de recevoir une chose pour vraie, de saisir une idée dans sa clarté et sadistinction – lesquelles représentent, pour Descartes, les véritables critères de la vérité.

► Est claire une idée (un contenu spirituel, tout objet de pensée en tant que pensé) présente et manifeste à un esprit attentif.

► L’idée distincte, elle, apparaît comme celle qui est absolument précise et différente de toutes les autres.

Ainsi, la démarche de Descartes repose sur l’évidence, àsavoir le caractère de ce qui s’impose immédiatement à l’esprit et entraîne son assentiment.

A côté de l’intuition, la déduction rationnelle est nécessaire :

- Elle est une opération discursive supposant un cheminement, une démonstration, un enchaînement logique, soit tout ce qui implique une succession.

- L’intuition est d’un seul tenant, alors que la déductionreprésente un mouvement ordonné, allant de propositions en propositions, un lien établi entre des vérités intuitives.

La méthode de Descartes, reposant sur l’intuition rationnelle et la déduction, ne serait rien sans le doute :

- Le doute cartésien n’est pas sceptique, mais méthodique. Nécessaire pour balayer les fausses opinions et parvenir à l’évidence, il consiste à suspendreprovisoirement tout ce qui n’est pas certain.

- A la différence des sceptiques, qui ne doutent que pour douter, Descartes doute pour parvenir au vrai et édifier une science certaine.

- Son doute est un instrument de travail, il est volontaire et hyperbolique, c’est-à-dire, dépassant la mesure et poussé à l’extrême.

- Descartes, considérant comme absolument faux ce qui...
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