La philosophie a-t-elle encore sa place dans notre monde?

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1711 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 3 janvier 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
La philosophie est née durant l’Antiquité, et fait depuis entièrement partie de la vie de la Cité, de la nation, mais aussi de chaque individu. A la même période, on découvre la science. Celle-ci va chambouler les modes de vie, les pensées, et va créer ainsi une nouvelle perception du monde et de l’homme. Certaines personnes tendent à penser que l’omniprésence de la technologie dans notresociété rend la philosophie futile et sans intérêt, alors que d’autres pensent au contraire qu’elle est plus que jamais nécessaire. Ces deux attitudes opposées nous poussent à nous demander si la philosophie a encore sa place dans notre monde et en quoi la science l’a remise en cause.

La première science à avoir fait son apparition sont les mathématiques durant l’Antiquité. Les diverses découvertesau cours des siècles, nous ont conduits à la technologie, puis à l’industrie, formant à eux deux ce que Comte appelle le « monde moderne ». Auguste Comte, fondateur du positivisme au XIXe siècle, a émit la théorie selon laquelle l’Humanité, ainsi que l’homme, serait basés sur trois étapes fondamentales : l’état théologique, l’état métaphysique et enfin l’état positif. Durant le premier état,l’homme, pour comprendre les phénomènes naturels, utilise des explications qui sont à sa portée, c’est-à-dire à l’aide d’agents surnaturels (dieux, esprits…). L’état métaphysique, celui de la philosophie, est distingué du premier par l’utilisation du logos (autrement dit de la Raison) : on est maintenant capables de critiquer l’explication mythologique et à imaginer une explication rationnelle mais encoreabstraite. Ce dernier n’est qu’une phase de transition pour arriver au « stade final », l’état positif, là où la science domine tout.
En ce sens, la philosophie servait à l’homme, qui n’avait pas d’autre recours, uniquement pour expliquer les phénomènes les plus négatifs. Bien qu’elle soit capable de critiquer et d’écarter l’explication mythologique, elle n’est pas en mesure de trouver lescauses réelles. La philosophie est quelque chose d’abstrait, basée sur des a priori et des spéculations, incapable donc d’être vérifiée de quelconque manière. En revanche, la science est en mesure d’expliquer avec certitude le « comment » de ces phénomènes, car elle est fondée sur des données invariables, uniques, indiscutables. Ces résultats peuvent être vérifiés par des expériences concrètescontrairement à la philosophie. De ce fait, elle devient inutile car la science, plus apte à rassurer les hommes à propos de la foudre, du feu, etc, a prit la relève.
En plus de ces réponses « preuves à l’appui », le développement des techniques et de l’industrie permettent de rendre la vie des hommes meilleures : les hommes sont remplacés par des machines pour les tâches les plus pénibles, accélère laproduction, facilite la vie de tous les jours… Descartes, en disant que « la science nous rendra comme maîtres et possesseurs de la nature », met en relief cette idée : dans le monde moderne, l’homme ne vivra plus en fonction de la nature qui l’entoure, mais il « imposera son propre rythme » et ses conditions.
Selon un point de vue scientiste et positiviste, la science à travers cette maîtrisede la nature peut, à elle seule, résoudre tous les problèmes de l’Humanité, sans avoir besoin à la philosophie. La médecine peut en effet guérir ou prévenir des maladies ; les euphorisants ou les antidépresseurs peuvent remédier à la question du Bonheur. Si l’on dispose de tous ces moyens, pourquoi donc aurions-nous besoin de la philosophie qui, elle, ne nous donne jamais de réponses sûres ettangibles ? Les fondements de la science sont universels et univoques. Etant objective, tout le monde tombe d’accord sur la définition, par exemple, d’un triangle. La science favorise donc d’une certaine manière la pacification du monde humain. Au contraire, le philosophe s’interroge sur des questions métaphysiques, c’est-à-dire abstraites. Les valeurs (le Bonheur, le Beau, etc…) varient d’un...
tracking img