La place de l'or dans les systèmes monétaires internationaux

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  • Publié le : 5 juin 2010
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La place de l’or dans les systèmes monétaires internationaux.

L’or est aujourd’hui resté, à titre de précaution, dans les réserves des principales banques centrales. La plus grande réserve mondiale d'or monétaire se trouve aux États-Unis, il s'agit de la réserve fédérale de New York (Federal Reserve Bank of New York). En 1995, les réserves d'or dans les banques du monde entier se montaient àenviron 910 millions d'onces ce qui représente un cube proche de 12 mètres d'arête. L'or conserve donc un rôle économique qui n'est pas négligeable. Il est coté dans les principales bourses occidentales, New York, Londres, Tokyo. Les transactions qui s'opèrent sur cette valeur, notamment en temps de crise, sont considérées comme un baromètre économique important.
Mais si l’or aujourd’hui sembleune valeur symbolique, de repère, sa place dans les systèmes monétaires internationaux jusqu’en 1971 était toute autre.
D’abord, le 19ème a vu l’extension et l’apogée de l’étalon-or dont le fonctionnement s’est bloqué par la 1ère GM. Ensuite, le retour à l’or au cours de l’entre-deux-guerres a fait naître le gold exchange standard (étalon de change or). Mais enfin, après la seconde GM, on revientpeu à peu à un système proche de cet étalon de change or (système de Bretton Woods) qui fonctionne difficilement.

A] L’étalon-or

Dans ce système :
L’unité monétaire nationale était définie par un certain poids d’or et la banque centrale achetait et vendait l’or à prix fixe.
Les billets étaient convertibles en or et la frappe des pièces de monnaie était libre
Les taux de change étaientdéterminés par le poids d’or contenu dans chaque devise et ces taux étaient maintenus fixes (dans les limites des entrées et des sorties)
L’importation et l’exportation d’or étant entièrement libre, la masse monétaire de chaque pays en régime étalon-or était directement liée aux mouvements internationaux du métal. L’équilibre intérieur était donc fonction de l’équilibre extérieur, et, des mécanismesautomatiques assuraient une heureuse harmonie des coûts et des prix par une résorption rapide de toute tendance au déséquilibre.
C’est là la vertu fondamentale qu’un grand nombre d’auteurs ont cru voir dans ce SMI depuis les écrits de Ricardo et le Bullion Report : dans les années 1810 naît la Currency School, une école de pensée économique soutenue par des auteurs britanniques. Selon lecurrency principle, l'inflation dérive en grande partie de l'émission trop importante de billets de banque. Dans cette optique, l'émission de ces billets de banque par une banque centrale doit être tout au plus équivalente à la quantité d'or qu'elle détient, afin d'assurer une stabilité de la parité dans un régime d'étalon or.
La Currency school remporte le débat politique contre la Banking School en1844 avec l'adoption du Bank Charter Act, qui réglemente l'émission de billets en fonction de la détention d'or. Le currency principle n'a pas freiné la croissance du XIXe siècle, mais ses désavantages ont peut-être été compensés par les nombreuses découvertes de gisements d’or à cette époque (Ruée vers l’or en Californie).
L’étalon-or, d’abord appliqué en Angleterre (fin du bimétallisme avecl’argent) s’imposera comme référence au reste du monde grâce à ces découvertes de gisements, et le 19ème siècle connaitra, grâce à l’étalon-or, une remarquable stabilité des taux de change et un développement économique qui ne fut pas entravé par des déséquilibres insurmontables dans les échanges internationaux.
L’or a donc eu un rôle fondamental dans les mécanismes d’ajustement du système d’E-O.Toutefois, le rôle de la livre sterling n’est pas à négliger car l’Angleterre et Londres particulièrement dominent les relations économiques mondiales sur le 19ème siècle.
L’étalon or est remis en cause à la veille du premier conflit mondial du fait d’un manque de volonté politique de respecter les règles du système, certes vertueux mais contraignant pour certains (Jacques Rueff et P.Salin), et...
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