La place des femmes dans le sport

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  • Publié le : 27 septembre 2010
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Depuis toujours, les obstacles culturels à la pratique du sport par les femmes sont réels. En 1896, les femmes étaient interdites de Jeux olympiques. Pierre de Coubertin, homme de son époque, s'exclame : "Une Olympiade de femelles est impensable, impraticable, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique, c'est l'adulte mâle" ! 
En 1920, la femme est considérée de faible constitution; il lui est préconisé l'éducation physique, pour renforcer les muscles nécessaires à la procréation. 
Dans les années cinquante, il lui est interdit de jouer au football, au rugby, de faire du cyclisme de compétition ou des sports de combats. 
Un des obstacles à la pratique sportive des femmes est la difficulté à gérer tout à la fois : famille, travail et loisirs. Les femmes continuent deconsacrer trois fois plus de temps que les hommes aux enfants et aux tâches de la maison. Or en France, les conditions matérielles sont rarement réunies pour que les sportives, amateurs ou de haut niveau puissent pratiquer facilement : horaires difficiles, distance, garde d'enfant... Cependant, la notion de loisirs et d'activités culturelles est entrée dans les moeurs et les femmes développent unchamp privé. Certains pays d'Europe l'ont bien compris comme la Finlande où des relais de garde d'enfants sont crées près des infrastructures sportives, où les horaires des clubs sont calculés selon les disponibilité familiale et où les sportives en déplacement dispose d'un budget pour pouvoir faire suivre la famille. 
Si les femmes ont su s'imposer dans le monde du sport de solides préjugésdemeurent : insultée, puis virée du club de football du Plessis-Robinson où elle s'entraînait, Nicole raconte : "En mai 98, les équipes féminines voulaient monter en Nationale, relate-t- elle. Le club s'y est opposé parce que cela coûtait trop cher, paraît-il. Tout l'argent revenait à l'équipe masculine qui évoluait pourtant 2 divisions en dessous de nous. Et nous avons toutes été renvoyées". Uneinjustice qui s'ajoute à tant d'autres au quotidien : pas d'accès aux terrains, pas de vestiaires, pas d'argent... Le club viens d'ailleurs d'être condamné pour discrimination sexiste". 
Autre obstacle encore, les médias consacrent tous supports confondus, peu de place à la pratique du sport au féminin. En 1995, 305 heures d'antenne ont été consacrées aux sports féminins à la télévision française, contre1041 heures pour les sports masculins. Moins vues à la télévision, les sportives disposent de moins de sponsors donc de moins d'argent. Or, les médias façonnent les mentalités, construisent les représentations. Et même si certaines campagnes de publicité, exploitent l'image de certaines championnes pour des lignes de vêtements de sport, le sport dans les médias est surtout une réalité masculine. Problèmes de performances ? Certes, dans certains sports les femmes ne peuvent pas "musculairement" parlant, rivaliser avec les hommes. Mais dans la plupart des disciplines les écarts se réduisent : aux JO d'Atlanta en 1996, 17% des femmes contre 11% des hommes ont obtenu une médaille. Par ailleurs, les femmes ont prouvé qu'elles pouvaient l'emporter lorsqu'elles se mesuraient directement auxhommes, ainsi Ellen Mc Arthur, lors de la dernière Route du Rhum ou Juta Kleinschmidt, vainqueur du Paris-Dakar 2001 en ont fait la démonstration. Mais dans ces 2 cas, leur succès a été relativisé : Ellen Mc Arthur est vainqueur "en monocoque" une victoire "forcément" moins prestigieuse qu'en multicoque ; Jutta Kleinschmidt a, quant à elle, obtenue la victoire "grâce" à la pénalité d'une heureinfligée à son ex-coéquipier qui es alors arrivé second.

La guerre des sexes aura-t-elle lieu ? 

En 2000, les soixante meilleures joueuses de tennis mondiales se sont mobilisées pour revendiquer les mêmes dotations financières que celles accordées aux messieurs. Elles sont prêtes à faire grève pour obtenir l'égalité. " Je ne vois pas pourquoi nous serions payées différemment. C'est injuste et...
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