La plage de trouville

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1012 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 2 juin 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
LA PLAGE DE TROUVILLE
Chapitre 5

INTRODUCTION
Pierre acquiert progressivement la certitude de l'infidélité de sa mère, ses soupçons deviennent de plus en plus fort et nourrissent une angoisse qui le pousse à s'évader et à fuir le milieu familial quelques heures. Dans ce chapitre on change de lieu, il se rend à Trouville.
La présentation de cette plage, la découverte du jeu de laséduction des femmes, joue un rôle révélateur de l'hallucination de Pierre.

I- LA PRESENTATION DE LA PLAGE ET LES JEUX DE SEDUCTION DES FEMMES :

a - le point de vue narratif :

Dans la première phrase, c'est le narrateur donc nous avons un point de vue zéro. On va progressivement pénétrer dans le monologue intérieur de Pierre grâce au point de vue interne. En effet la deuxième phrase s'achève par"lui apparaissaient soudain " et "il, songea " avant dernière phrase qui révèle le point de vue de Pierre. Le reste du passage encadrer par ses deux phrases et constitué par les réflexions de Pierre qui cherche ni à relativiser son jugement sur les femmes ni à mettre de la distance et nuancer son propos.

b- le regard de Pierre sur les femmes :

Il nous impose à travers des images très fortet très varié qui se succède.

1 - leur beauté :

- champ lexical de la beauté : adjectifs (jolie, mignonne, belle…), noms (toilettes, étoffes, grâce, coquetterie, séduction…), comparaisons (comme un bouquet, comme une immense floraison…).
- syntaxe accumulative : effet souligné par la longueur de la phrase, omniprésence de la beauté.

2 - mais une beauté chargé d'intention :

- larécurrence de "pour " à la fin du premier paragraphe (anaphore, reprise de la même construction "elles s'étaient fait belles pour… ") et la récurrence de "déjà " à la fin du deuxième paragraphe.
- Les verbes : " voulaient " et "pensaient "
- " rencontré, remarqué, attendu " : le hasard, le premier pas, l'anticipation (arrière pensée), l'ordre des participes passés employé comme adjectif dansl'expression "l'homme rencontré, remarqué, attendu " révèle cette intentionnalité : " plaire, séduire, tenter ". Elles veulent plaire par la parure : " étoffes jolies, ombrelles, toiles emprisonnées, chaussure, chapeau ", par le corps (taille, geste) par la voix, par le sourire et la recherche de séduction par des adjectifs. Ce jeu n'est pas innocent, tout devient indice d'un appel.

II- UN JEU MARQUE PARLA DUPLICITE :

- un comportement artificiel :
- Grâce factice. - Tailles emprisonnées.
- Elles s'étaient fait belles.
- Couvrir le sable : femme porte un masque qui dissimule tout ce qui peut être naturel.
- Coquetterie et parées comporte une connotation rusé et duplicité.
- Epoux est isolé, apparaît une seul fois dans une forme négative : "excepté pour l'époux ". L'époux est ainsidissocié des autres hommes.
- Répétition de "les hommes " en insistant sur le nombre, la forme attributive "pour " qui exclut l'époux souligne le jeu de ses femmes.
- Evocation d'autres hommes, l'amant, l'inconnu.
- Image de la chasse : "chassaient ", "gibier ", considérer comme "souple et fuyante ", le vocabulaire appliqué au gibier s'applique à la femme. Fuyante, qui s'enfuie, qui manque defranchise et de loyauté, "gibier proche et facile " comparaison avec la femme facile, légère. S'ajoute la complicité de l'homme qui rentre dans ce jeu de séduction.

- image du marché, du commerce :
Pierre dresse un parallèle péjoratif entre la recherche de la séduction et l'activité marchande. Annoncé déjà dans le premier paragraphe avec "coquetterie étalée " pour l'étalage, notion également dans leverbe "tenter " pour la marchandise. Des corps du premier paragraphe au deuxième paragraphe

III- UNE VISION HALLUCINEE QUI SERT DE REVELATEUR :
a - le spectacle de la plage est marqué par le nombre :

De nombreux pluriels plus les noms ayant un sens collectif : "groupe ", "bouquet ", "gibier ". "vaste ", souligne l'ampleur du tableau, tableau qui s'étendra à la terre entière à la fin. La...
tracking img