La politique est-elle l'affaire de tous?

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  • Publié le : 5 avril 2010
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L’histoire politique récente est mouvementée du fait qu’à la vue des dernières élections, qui concerné en France tous les votants inscrit de plus de 18ans, le taux de participation est moyennement faible. Il semble donc que la politique concerne de moins en moins les citoyens. Est-ce par ce que la politique n’est pas l’affaire de tous ?
La politique est elle-même un mot au sens large,polysémique. Le sens qui se dégage principalement est celui de la politique comme espace symbolique de compétition pour la conquête et l’exercice du pouvoir. On admet que la démocratie contient un espace de compétition pour une conquête du pouvoir alors que ce pouvoir est déjà dans les mains du peuple. Le peuple délègue son pouvoir aux mains de représentants mais il ne le perd aucunement. On peutdonc se poser la question quelle relation le peuple entretient-il avec le pouvoir qu’il délègue ? Quelles sont ces représentants ? Y a-t-il des sphères de la société qui ont plus affaire à la politique ? La politique n’est elle pas faite pour les spécialistes ou est elle faite par tous ou pour tous ? Qu’en devient notre rôle de citoyen dans la politique ?
Nous allons donc étudier dans unpremier temps que la politique n’est pas l’affaire de
tous.

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§ I - La politique dans son application est spécialisée

Historiquement il apparait que la vie politiquene concerne que quelques hommes qui par la suite font appliquer leurs décisions au plus grand nombre. Nous pouvons prendre exemple en premier lieu de la cité grecque où seuls les hommes libres d’un certain âge (les citoyens) étaient en mesure de voter les lois.
A la Renaissance, un penseur du nom de Machiavel publia en 1532 « Le prince » qui fait figure de renouveau de la pensée politiqueoccidentale. En effet, Machiavel se pose la question de la technique du pouvoir et de son exercice. Pour cela il va essayer de trouver les lois naturelles du pouvoir. Il va donc détacher la morale de la politique et va ainsi soumettre l’idée de la Fortuna (pente naturelle des choses). Effectivement, le but de la politique n'est donc pas, pour Machiavel, de réaliser de la pensée maisd'utiliser la pensée pour s'adapter et inventer. En effet il s'adapte à la nature pour la commander, il tient compte du caractère des peuples et donc la mobilité de l'opinion dont il ne faut surtout pas se détourner mais qu'il faut anticiper pour se préparer à contraindre par la force. Ce caractère des peuples est une nature donnée par l’expérience : « fou, serait celui qui attendrait d'un peuple laconstance ». Si la nature des peuples est changeante, on ne peut que prévoir le changement, on ne peut compter que sur soi et sur ses forces de contrainte.
Par conséquent seul un grand homme peut maîtriser les puissances étrangères et ses sujets (peuples). Pour ce faire, il doit posséder le talent, le mérite, le courage et la sagesse.


Ainsi il y a donc une scission entre la viepolitique vécue par le peuple même et la vie politique vécue par les politiques eux-mêmes. Cette distorsion amène de plus en plus les citoyens à considérer que la politique est dans les mains de certains et qu’ils ne peuvent intervenir. Prenons le cas de la royauté, le pouvoir fut donner de génération en génération par liens de sang, où à l’époque ce liens fut le plus légitime possible ouautrement appelé lien naturelle. Le peuple ne pouvait pas contredire les décisions venant du roi car il est lui-même le plus expert à prendre des décisions et par conséquent ses décisions ne pouvaient être contredites. On arrive donc a une politique spécialisée.
Cependant la vie politique a évolué grâce a plusieurs penseurs qui ont intégré l’idée que la politique est l’affaire de tous....
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