La politique

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  • Publié le : 8 octobre 2010
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LA VIE POLITIQUE

A. LA SOCIETE ET LES ECHANGES

1. UN ANIMAL SOCIAL

• L'amitié
La vertu et une disposition et un lien entre les cités. Elle s'apprend à mesure qu'on la pratique. Elle se réalise dans l'amitié comme condition naturelle et comme institution et mœurs. L'amitié entre égaux et l'amitié entre le supérieur et l'inférieur se fonde sur laréciprocité. L'amitié civique est la traduction sur le plan affectif de la justice comme proportionnalité entre les biens et les personnes ou égalité des rapports, unité et organisation objective de la cité (Aristote)

• Le genre humain
Il y a une société du genre humain comme expression d'une nature humaine universelle qui fonde un droit naturel. Contre l'opposition de la nature et de laloi, le stoïcisme s'attache à l'idée de cosmos comme ordre universel qui lie toutes les choses entre elles. Le cosmopolitisme consiste dans l'idée d'une cité universelle : l'homme est un citoyen du monde. Il implique l'idée d'un universalisme politique (Rome conçoit sa citoyenneté comme accessible à tous les peuples). Il ne s'agit pas toutefois dé la conception contemporaine des droits de l'homme(Cicéron)

• L'homme n'est pas un animal social
Il y a des arrière-pensées inhérentes à la comédie sociale (mobiles, sous le goût en société, plaisir de la médisance sous les délices, amour propre sous la sociabilité). La sociabilité est conflictuelle, elle est le produit d'une concurrence, d'où naît la haine. Nulle philanthropie mais la crainte mutuelle qui fait taire notre instinctde domination (Hobbes)

• La civilité
La vie en société n'est possible que sous la condition d'une société apparente, une quasi-hypocrisie. On s'y rend supportable dans un mélange de sollicitude et de réserve, de distance et d'apparence comme commerce policé (d'où l'honnête homme). Il y a une ethnographie des rapports sociaux qui compare la vie sociale à une scène de théâtre (LaRochefoucauld)

• Raison et passions
Le bien poursuivi par l'homme est la connaissance mais l'homme sous l'emprise des mécanismes passionnels aime ce que les autres aiment. Les hommes finissent par s'accorder sur un bien commun imaginaire. Les passions sont combattues par d'autres passions, d'où la crainte des lois. Le bien se fait synonyme de bon relatif à des lois établies parconvention comme production imaginaire. Il y a bien là une anthropologie (Spinoza).

• Genèse
La gloire et l'orgueil ne sont que le résultat des passions primitives (la reproduction de l'espèce n'étant qu'épisodique et sans valeur morale). Pour opérer le passage à l'état civil, l'instinct de conservation comme amour de soi et la pitié comme capacité d'identification plus large àl'altérité sont essentielles : elles sont la condition de la perfectibilité, liée à la raison (qui compare difficultés et talents respectifs) et à la culture (comme société commencée dans les relations et le développement des facultés). Rousseau

• L'insociable sociabilité
L'histoire est progrès et l'insociable sociabilité est son moyen. Les évènements ont un sens dans un horizon,selon une fonction régulatrice, comme société conforme au droit. Il y a jeu de forces et progrès moral pour réaliser le souverain bien. Le tout moral est extorqué aux mobiles les moins moraux. Il y aurait comme une ruse de la nature qui favorise le discernement moral (Kant)

• le monopole étatique
Il y a une sociogenèse de l'Etat. Il est au delà de la concurrence violente entremaisons féodales. Il est pacification, possibilité d'établissement des réseaux, d'une société nationale qui unifie territoire et moeurs. L'Etat produit l'autocontrainte comme refoulement des pulsions violentes aux effets imprévisibles. On garantit la sécurité et un univers social imprévisible : la concurrence se transforme dans des limites prescrites (Elias)

2. ORIGINE ET FONDEMENT...
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