La pollution, objet d'analyse de la science économique.

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  • Publié le : 26 mai 2009
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La pollution, objet d'analyse de la science économique.

La dernière réunion du G8 a révélé quelques avancées concernant la lutte contre la pollution. Si la prise de conscience de la raréfaction possible de certaines ressources est déjà ancienne (début des 70'), et si des solutions de marché pour réduire les externalités négatives ont été imaginées depuis déjà une trentaine d'année, ce n'estqu'au début du 21ème que dans la pratique, la lutte contre la pollution commence à s'intensifier.
La pollution est l'exemple type d'une externalité négative, autrement dit de la conséquence négative, le plus souvent involontaire, du choix et du comportement d'un agent économique, dans les choix et les comportements d'autres agents.
Comment la théorie microéconomique intègre-t-elle les externalitésnégatives et peut-on justifier une approche étatique pour régler ce type de problème, ou en limiter les conséquences ?
- En tant qu'externalité négative, la pollution constitue une défaillance du marché, propre à justifier une intervention publique (I)
- La mise au jour de solutions alternatives par le marché n'est sans doute pas de nature à éviter l'intervention publique ou une réglementation(II)

I. Une défaillance de marché propre à justifier une intervention publique
La fin des 30 glorieuses coïncide avec la prise de conscience de nouvelle contraintes pesant sur la croissance et donc sur les comportements individuels (A). Le marché supposé défaillant pour dépasser ses contraintes a, dans un premier temps, conduit à justifier une intervention de l'Etat (B)

A. La prise deconscience concernant de nouvelles contraintes
1) La science économique s'intéresse aux comportements individuels pour assurer :
L'objet de la science économique a été dans un premier temps de s'attacher à expliquer des comportements individuels, ces comportements obéissent à une objectif de satisfaction, initialement satisfaction de besoins physiologiques, puis plus généralement des désirs, désirsde bien être, désirs d'appartenance à une collectivité, désirs de reconnaissance ou encore désir de pouvoir (MASLOW)
Ces comportements ont été en première analyse considérés comme rationnels et contraint par une rareté des ressources. La définition de la science économique de ROBBINS en 1937 assigne à l'analyse économique d'expliquer les choix individuels concernant les biens à usage alternatifssupposés rares. Notons cependant que des anthropologues comme MARSHALL-SAHLIMES dans "âge de pierres, âge d'abondance", ont montré que les individus étaient plutôt à l'origine dans une situation d'abondance de ressources, en d'autres termes la rareté serait non pas un état naturel mais un état construit et finalement les comportements individuels et donc aussi la microéconomie seraient profondémentancrés dans l'histoire. GALBRAITH le considère un peu de cette manière en publiant "l'ère de l'opulence" : selon lui la société de consommation pourrait être le reflet dans changement de perspective de l'analyse économique, puisqu'elle signifie que l'hypothèse de départ de ROBBINS n'est plus conforme à la réalité. De manière tout à fait paradoxale, certaines ressources semblent avoir échappées àl'hypothèse de rareté, au point de rester longtemps en dehors de l'analyse économique.
"Les richesses naturels sont inépuisables car sans cela on ne pourrait pas les obtenir gratuitement, comme elles ne peuvent pas être multipliées (biens non reproductibles RICARDO) et comme elles ne peuvent pas être épuisés de plus, alors il n'est pas nécessaire de s'y intéresser en microéconomie" JB SAY.
Ilavait tout faux ! Avec le recul JB SAY a tord sur trois points, il apparait qu'un nombre croissant de richesse naturelles dont dépend l'activité économique sont épuisables, d'autre part que certaines de ces ressources, qui n'ont jamais étaient marchandes, ont aujourd'hui un prix, l'air en est l'exemple le plus frappant, en étant un facteur de production pour l'entreprise, assimilable en quelque...
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