La pollution

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  • Publié le : 30 janvier 2010
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      La plupart des instances nationales et internationales préconisent une politique volontariste en faveur des transports en commun alors que la croissance du parc automobile se poursuit dans tous les pays. Les raisons sont tout à la fois économiques, sociales et environnementales. Les solutions sont partielles et souvent incompatibles entre elles. Elles ont en commun un coût élevé. Denombreux experts considèrent que la pérennité de leur financement public pose problème (le financement des transports en commun urbains a atteint 12,7 milliards d'euros en 2004 en France).
Ce présent dossier présente la réalité des transports urbains en France, les progrès techniques, l'organisation et le financement des transports urbains. Toutefois, le renouveau des politiques volontaristes en faveurdes transports en commun est trop récent pour que l'on sache déjà s'il provoquera une augmentation de leur part dans les transports urbains.
Qui organise les transports urbains et qui les finance ? Peut-on améliorer l'offre en préservant un accès équitable aux transports ? Un développement « durable » des transports est-il envisageable ? Quelles sont les stratégies à la portée des collectivitéslocales ?       8  
|Transports urbains, pollution et effet de serre |  |[pic] |

  [pic]Q   Quelles sont les actions les plus susceptibles de conduire à des transports écologiquement viables ?     R   Les économistes ont étudié différents scénarios permettant d'atteindre les objectifs suivants d'ici 2030 :
. diminution de 80 %des émissions de gaz à effet de serre (CO2, méthane) par rapport à 1990.
. diminution de 90 % des polluants (oxydes d'azote, particules, benzène, etc.) par rapport à 1990.
. niveau de bruit égal ou inférieur à 55 dB de jour et à 45 dB de nuit à l'intérieur des habitations.
. réduction des espaces consacrés aux infrastructures de transport par rapport à 1990.
Avec des changements exclusivementtechnologiques, la réduction des émissions de CO2 suppose un parc automobile composé principalement de voitures électriques alimentées par une pile à combustible. La production de l'hydrogène pour la pile à combustible ne doit pas dégager de CO2 (la technique opérationnelle actuellement est l'électricité nucléaire). Cette solution supprime en même temps les émissions de polluants et la majeurepartie du bruit dans les zones urbaines. Elle n'a pas d'effet sur l'espace consacré aux infrastructures.
Sans évolution technologique importante, il faut réduire la demande de transport et modifier la répartition des trafics en faveur de modes non ou peu polluants (rail, voie d'eau, transport en commun, vélo, marche à pied). Malgré tout, il serait très difficile d'aboutir ainsi à une réductionsuffisante des émissions de CO2. Il faut d'énormes changements des comportements, des mentalités et des priorités sociales, ce qui pose le problème de l'acceptabilité sociale et politique de cette solution.
Des solutions intermédiaires sont possibles avec des piles à combustible utilisant de l'hydrogène produit dans la voiture par décomposition du gaz naturel (reformage). Mais elles nécessitent toujoursune importante évolution des mentalités et des transformations dans l'urbanisme.
Ces études ne disent rien du traitement des déchets nucléaires qui seront quasi-inévitablement générés par la production de quantités importantes d'hydrogène.
[pic]Références     [pic]Q   Quelle est la part des transports urbains dans la production de gaz à effet de serre ?     R   En France, le gaz carbonique(CO2) compte pour 71 % dans l'accroissement de l'effet de serre (mesuré selon l'indicateur du Pouvoir de Réchauffement Global - PRG). Toute combustion produit inévitablement du CO2. Les plantes utilisent une partie du CO2 émis, mais dans des proportions insuffisantes pour absorber l'ensemble du CO2 provenant des combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon).
Les transports routiers sont les...
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