La population comme enjeu de politique économique et sociale

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  • Publié le : 5 avril 2011
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La population comme enjeu de politique économique et sociale

Introduction

Première partie : Situation de la séance dans la dynamique du cours

I. Démographie et morphologie sociale

Voir la population comme un enjeu pour les politiques économiques et sociales. La population n'est pas un objet de démographie (science de la statistique des mouvements de population) mais un objet demorphologie sociale (c'est une structure déterminante pour comprendre l'évolution sociale et économique dans un pays donné).
Le courant classique, durkheimien de la sociologie française a été développé ensuite par Maurice Halbwachs.
Quelles conceptions ont eu les représentants de l'Etat, les employeurs, les militants politiques (familialistes, natalistes, féministes), les experts (économistes,démographes, médecins, psychologues) de la population ?

Pourquoi est-elle un objet de morphologie sociale ?
⁃ C'est une variable essentielle du jeu économique, elle pèse sur la production et la consommation.
⁃ C'est une variable expliquée par le jeu économique : les revenus jouent un rôle sur la capacité des familles à mettre au monde et élever des enfants (en évitant la mortalité infantile).
⁃C'est l'objet de politiques publiques qui viennent compléter le revenu des familles.
⁃ C'est l'objet de politiques publiques de santé, de logement (mortalité infantile liée aux logements insalubres ou exiguës).
⁃ La population est un objet pour les entreprises (promoteurs immobiliers, développement des professions de santé).

Ces politiques publiques ne sont pas seulement redistributricesmais aussi créatrices de richesses.

Quelles sont les motivations de l'Etat ?
⁃ Motivations militaires
⁃ Economiques
⁃ Agir sur la population c'est agir sur le capital humain dans une période donnée

Cette politique est une politique sociale (on aide les familles les plus pauvres/les plus nombreuses) mais elle a aussi des conséquences sur les classes sociales (chaque groupe social secaractérise par des fécondités différentes : l'Etat favorisera ou prélèvera des groupes sociaux en fonction de celles-ci).
Le déclin de l'effet redistributif des allocations familiales (chez les ouvriers spécialisés). Après guerre les allocations familiales occupent un poids très important dans les politiques sociales françaises. Les politiques de population agissent directement sur l'équilibre entreles groupes sociaux.

Quelle cohérence des politiques publiques ?
⁃ En droit l'action législative est présentée comme cohérente
⁃ En sociologie l'Etat est vu comme une entité mue par des contradictions internes
L'Etat peut avoir une politique de population (action directe : encourager les naissances avec des primes à la natalités, des prêts pour les jeunes mariés), celle-ci peut êtreindirecte (les politiques de scolarité : plus la scolarité des étudiants est encouragée, plus les jeunes couples entrent tard dans la fécondité).
Michel Foucault a consacré son ouvrage Sécurité, Territoire, Population, aux actions directes et indirectes que l'Etat a sur la population.

La population est un terrain de dispute idéologique. Par exemple les néo-malthusien, anarchisants, favorables à lalibération des femmes, développent le discours selon lequel les ménages ouvriers doivent restreindre leur dépendance (pour que leurs enfants ne servent pas de chair à canon, et qu'ils ne pèsent pas à la baisse des salaires quand ils seront eux-mêmes ouvriers). Ce mouvement devient illégal à partir des années 1900.

I. Comment utiliser les documents de cours

Document : journal télévisé de 1997Reportage sur l'évolution du taux de fécondité (pourquoi ?) : en 1997 petite baisse du taux de fécondité (mini babyboom de l'an 2000), gestion en flux tendu des matériels publics, des enseignants, etc.
Aspect matériel des déterminations de la fécondité : études (cycle de vie des individus), logement.
Evocation du passé familialiste de la France : dans les années 1950 les allocations...
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