La princesse de clèves

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  • Publié le : 24 mars 2011
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La Princesse de Clèves est un roman qui relate l’histoire d’une femme Mlle de Chartres qui va épouser un homme dont elle ne sera pas amoureuse : Monsieur de Clèves. Elle devient alors Mme de Clèves. Cette femme est réputée à la cours pour sa beauté singulière. On l’admire. Elle va ensuite faire la rencontre de Mr. De Nemours, connu aussi pour son charme. Ils tomberont amoureux dès la premièreseconde où ils se verront.
Mme de Clèves lutte, pendant tout le roman, contre cette passion amoureuse (pour ne pas la laisser prendre le dessus). Grâce à l’éducation qu’elle a reçu, elle restera une femme « respectable » aux yeux de la cours/ s’abstiendra de succomber à la tentation.
Avant notre extrait, Mr de Clèves est mort de jalousie, se croyant trahi. La princesse de Clèves s’isole de la couret de M. de Nemours, et prend conscience de sa culpabilité. Cette entrevue est organisée à l’insu de la princesse par le vidame de Chartre. Elle a décidé de ne pas céder à l’amour de Nemours mais elle n’a pas encore choisi de se retirer de la cour.
En quoi cette scène montre-t-elle que le roman est conforme à la vision des classiques ?
I. Monsieur de Nemours, un séducteur à la recherche dubonheur
 
M. de Nemours est un coureur de jupon, à la psychologie proche de celle d’un Dom Juan. Dans ces propos, il ne semble pas comprendre le discours de Mme de Clèves :
- A la première ligne, « Ah ! [...] quel fantôme de devoir opposez-vous à mon bonheur ? » accentuée par « Quoi ! [...] une pensée vaine et sans fondement vous empêchera de rendre heureux un homme que vous ne haïssez pas ? »sont deux phrases montrant l’incapacité du personnage à comprendre les décisions de Mme de Clèves. Celle-ci s’impose une « barrière » que M. de Nemours qualifie de « pensée vaine et sans fondement », de « fantôme de devoir » en somme d’un mur d’illusion faussement légitime. On note la présence de deux interjections « Ah ! » et « Quoi ! » marquant tout deux une accentuation sur la consternation duprotagoniste. De plus, « opposez-vous » et « empêchera » marque l’idée d’un obstacle. Le fait qu’il s’agisse de deux interrogations montre qu’il argumente et cherche à changer l’avis de la princesse.
- « bonheur », « heureux », « félicité » è M. de Nemours recherche le bonheur (CL).
- Dans son discours, M. de Nemours semble vouloir séduire. En effet, nous pouvons noter qu’il mesure ses proposcomme dans « un homme que vous ne haïssez pas ». Cette litote montre qu’il parle de l’amour que la femme lui témoigne, sans le nommer clairement. A l’inverse, il désigne ses ressentis plus explicitement « m’aurait conduit à aimer la plus estimable ».
- Des lignes 3 à 6, il utilise dans son discours le conditionnel, futur hypothétique ayant pour but de montrer ce qui se passerait si la princesse nes’y opposait pas. De plus, ce temps est joint à un déluge d’hyperbole : « passer ma vie avec vous », « la plus estimable personne », « tout ce qui peut faire une adorable maîtresse », « tout ce qui peut être à désirer dans une femme », « la seule personne en qui ces chose se soient jamais trouvées au degré qu’elles sont en vous », « on ne trouve que des sujets d’admiration »... M. de Nemoursflatte et séduit.  On observe d’ailleurs une gradation due aux points-virgules ; les flatteries se suivent pour plus d’impacte chez la femme. Cette longue réplique s’achève sur un point d’interrogation, Monsieur de Nemours veut lui faire entrevoir une vie d’amour parfait.
- « Tous ceux qui [...] mais en vous, madame, rien n’est à craindre, et on ne trouve que des sujets d’admiration » Par cetterépartie, il cherche à rendre elle et leur unions différentes de celle existantes. Il la fait être unique et montre qu’il n’a pas peur de l’avenir, main tendue vers la princesse qui se sent responsable de la mort de son mari.  
- « N’aurai-je envisagé, dis-je, une si grande félicité que pour vous y voir apporter vous-même des obstacles ? » La thèse du séducteur est répétée après la description...