La protection sociale

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  • Publié le : 30 novembre 2010
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SEANCE 8 : LA PROTECTION SOCIALE

Le système de protection sociale français est l'un des meilleurs au monde en ce qui concerne la protection de l'assuré social. L’un des principes qui fonde cette qualité du système français, est l'égalité d'accès aux soins. En effet, elle doit être garantie à tous les citoyens, quelque soit leur lieu de résidence sur le territoire national etquels que soient leurs revenus. Elle suppose l'existence d'un système d'Assurance maladie public et universel. Dès sa création le 4 octobre 1945, la Sécurité sociale affiche l'objectif de généraliser progressivement la protection sociale à l'ensemble des français. Une logique de solidarité fait son apparition. Chaque français a droit à la garantie d'un minimum vital, qu’il exerce ou non uneactivité professionnelle. Pourtant, les prestations sociales ne s’arrêtent pas là et concernent aussi la vieillesse, la maternité ou famille, l’emploi, le logement et la pauvreté. Malgré cela, ce système de prestations sociales présente des lacunes et des limites dût en partie a des abus trop importants de la populationqui creuse peu à peu le déficit de la sécurité sociale. Il serait alors intéressant voir nécessaire de se poser la question suivante : Doit-on remettre en cause la protection sociale en France ? Nous verrons tout d’abord dans une première partie la qualité du système de protectionfrançais et dans une seconde et dernière partie que cette dernière présente des limites qui peut à terme causé sa propre perte.

La protection sociale désigne tous les mécanismes de prévoyance collective, permettant aux individus de faire face aux conséquences financières des "risques sociaux". Il s’agit de situations susceptibles de compromettre la sécurité économique de l’individu ou de safamille, en provoquant une baisse de ses ressources ou une hausse de ses dépenses (vieillesse, maladie, invalidité, chômage, maternité, charges de famille, etc.). Elle peut fonctionner selon trois logiques : Une logique d’assurance sociale, dont l’objectif est de prémunir contre un risque de perte de revenu (chômage,maladie, vieillesse, accident du travail). Pour exemple en 2006, l’assurance maladie représentait 8,4 % du PIB, l’assurance chômage 1,9 % et l’assurance vieillesse 11,2 %. Les prestations sociales sont financées par des cotisations sur les salaires (comme dans une assurance privée) et sont donc réservées à ceux qui cotisent ; une logique d’assistance, qui a pour objectif d’instaurer une solidarité entreles individus pour lutter contre les formes de pauvreté. Elle consiste à assurer un revenu minimum, qui ne couvre pas forcément un risque spécifique. Il est versé sous condition de ressources, mais non de cotisations préalables (revenu minimum d’insertion ou RMI). Pour exemple en 2005, 1 289 500 personnes touchaient le RMI ; et une logique de protection universelle, qui a pour but de couvrircertaines catégories de dépenses pour tous les individus. Les prestations sont donc accordées sans conditions de cotisations ni de ressources, mais sont les mêmes pour tous (prestations familiales). Les systèmes les plus développés en terme de protection sociale sont surtout les pays européens. Leurs ressources sont constituées principalement par les impôts et les cotisations sociales. En France, lesystème de protection sociale représente environ 500 milliards d’euros chaque année, soit plus de 30% du PIB.
La protection sociale n’est pourtant pas la même partout dans le monde. En effet, le modèle anglo-saxon repose plus sur l’individu (protection sociale majoritairement privée et réservée aux personnes les plus riches) et qui normalement se répercute sur une forte baisse des impôts. Pour...
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