La question de l'immigration

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  • Publié le : 15 février 2010
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Introduction.

Face à l’ampleur des phénomènes migratoires, plusieurs pays de l’union Européenne, dans l’attente d’une politique commune de l’immigration, ont mis en place un système d’immigration « choisie ».
Ainsi, la loi française du 24 juillet 2006 en faveur d’une immigration « choisie » vise à sélectionner des travailleurs en fonction des besoins économiques. L’objectif decette loi est d’affirmer la souveraineté de l’Etat sur le peuplement du pays en appliquant à l’immigration un contrôle tant qualitatif que quantitatif.
Au regard de la politique des quotas pratiquée en Espagne et en Grande-Bretagne, quelles peuvent être les impactes de cette loi sur l’immigration en France ?

I L’immigration « choisie » dans l’Union Européenne.

A/ L’immigration« choisie » en Espagne.*
La formule espagnole illustre une volonté de recrutement sélectif en fonction des besoins locaux de l’économie. Ce système a été mis en place en 1993. Chaque année en décembre, le Conseil des ministres fixe le « contingent de travailleurs non communautaires », admis pour l’année suivante. Ainsi, la décision du 19 décembre 2003 fixe à 10 098 emplois stables lecontingent autorisé pour toute l’Espagne en 2004.
La Direction Générale de l’Immigration (DGI) transmet les offres en priorité, aux pays ayant signé avec l’Espagne des accords qui incluent des clauses, contre l’immigration

*Source Ministère du travail espagnol. (Bilan au 31/12/2005).

clandestine. Les bénéficiaires obtiennent un titre de séjour de 1 an et ne peuvent quitter laprovince et le secteur d’activité assigné. A titre d’exemple, la province d’Almeria était autorisée à recruter en 2004 un total de 225 travailleurs stables répartis sur neuf métiers : 150 conducteur de camions, 25 serveurs, 20 ouvriers en béton armé, 15 électriciens, 15 employés de maison, 10 soudeurs, 10 conducteurs d’engins de terrassement, 5 mécaniciens de machines agricoles et 5 ouvriers agricoles.Pour la province de Barcelone, neuf fois plus peuplée, le nombre de travailleurs à recruter hors de l’Union se monte à 2 073. Sur demande des organisations patronales et des services publics de l’emploi, ce tableau de répartition est révisable en cours d’année. Le quota de 2006 a été fixé à 160 878 emplois.
Dans le même temps le gouvernement Espagnole lançait une opération massive derégularisation, notamment à l’attention des enfants et petits-enfants d’émigrés espagnoles par la mise en place de « visas spéciaux ». Ouverte de février à mai 2005 la « normalijacion »(nom officiel), s’est soldé par 573 300 permis de séjour pour un total de 691 700 demandeurs. Fin 2005, la DGI a levé toutes entraves à la mobilité sectorielle.

Ainsi le système espagnol de quotas ne semble pasêtre concluant sur le plan de la régulation quantitative.

B/ Le cas de la Grande-Bretagne.
Le ministre de l’intérieur Charles Clarke à présenté en 2006 son nouveau plan sur l’immigration, ce dispositif « à point » propose de favoriser l’entrée des immigrés les plus jeunes et les plus qualifiées. Ce dispositif devrait entrée en vigueur courant 2008.
Il s’agit de sélectionnersoigneusement les moyennement qualifié en fonction de ses besoins, et d’accueillir à bras ouvert les travailleurs hautement qualifiés. Les candidats à l’immigration seront classés en cinq catégories : âge ; qualification ; expérience ; maîtrise de l’anglais ; salaires précédents. Ce plan qui repose sur un système de point est compatible avec la plupart des pays du Commonwealth et notamment avec lesystème canadien.

En haut de l’échelle, figurent :

• les hommes d’affaires et les professions hautement qualifiées ( médecins, ingénieurs, etc.),
• dans la seconde catégorie on trouve les enseignants, les comptables, les infirmiers etc.
• la troisième comprend les travailleurs peu qualifiés , notamment dans le secteur de l’agriculture , de l’hôtellerie et de la...
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