La révolution 8

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La Convention
La Convention Montagnarde
Juin 1793 - Juillet 1794
La crise de l'été 1793
La révolte fédéraliste (juin - juillet 1793)
En renversant les Girondins avec l'aide des sans-culottes, la montagne mit un terme à la puissance politique de la Gironde. A la Convention 75 députés avaient protestés contre les journées du 2 juin 1793.
Si Paris s'était prononcé pour ce coup de force, laProvince réagit différemment et dés juin 1793 se seront plus de 60 départements qui se soulèveront contre la Convention Montagnarde. Certains de ces départements n'avaient pas attendu le 2 juin pour se révolter.
Le Jura avait demandé la réunion à Bourges des députés suppléants et Montpellier demandait la convocation des assemblées primaires. A Lyon, le maire montagnard Chalier despote sanguinaireavait été renversé dès le 28 mai. Il sera emprisonné puis guillotiné le 17 juillet. Envoyé en mission à Lyon, Lindet aura pour réponse que " Lyon ne reconnaîtrait l'autorité de la Convention que lorsque celle-ci serait entière et aurait rapporté son décret du 2 juin qui mettait en arrestation une partie de ses membres ". Lyon avait ensuite organisé une Commission de Salut public de Rhône et Loire. AMarseille également la révolte grondait et la chasse aux jacobins était ouverte.
Toulon passait aux mains des royalistes le 12 juillet. Bordeaux également, fief des Girondins, formait une Commission de Salut Public qui appelait les autres départements à se concerter. Les cinq départements de Normandie lèveront une armée Girondine dirigée par Wimpffen. Le 13 juin 1793, l'assemblée desdépartements réunis était convoquée à Caen.
Le mot d'ordre des fédéralistes était de former, contre Paris, une fédération de départements plus ou moins autonomes et égaux. L'insurrection fédéraliste mettra aux prises des patriotes contre d'autres patriotes. On peut situer l'apogée de la révolte fédéraliste au 13 juillet 1793, date à laquelle Marat sera poignardé dans sa baignoire par Charlotte Corday venu deCaen.
Les Girondins se trouvaient cependant dans une situation difficile, ils levaient des bataillons mais des royalistes s'y enrôlaient et la Montagne s'en servait pour dénigrer ces adversaires. Des villes comme Brest ou Nantes étaient Girondines mais ne voulaient pas pactiser avec les Vendéens royalistes. En Normandie Puisaye soldat royaliste est le chef d'état major du républicain Wimpfen. ALyon le royaliste Precy prend la tête de l'armée d'insurrection et enfin à Toulon les insurgés livrent la ville et la flotte aux Anglais le 27 août 1793.
Avec de tels alliés aussi compromettants le mouvement de révolte fédéraliste échoue. Le succès même des Vendéens qui venaient de prendre Saumur et Angers reformait dans l'Ouest le bloc des républicains et les départements girondins hésitaient etcherchaient un prétexte pour se réconcilier avec la Convention.
La Vendée
Suite à la victoire de Fontenay le 25 mai 1793, le mouvement vendéen réuni à Chatillon-sur-Sèvre institua trois conseils. Un conseil civil et un conseil ecclésiastique étaient chargé d'annuler les mesures révolutionnaires dans les territoires libérés et un conseil militaire qui désignera Cathelineau "le saint de laVendée" comme généralissime.
A trente-cinq ans Cathelineau, voiturier prenait la tête de l'armée vendéenne ou plutôt des bandes de guérilla. Leur tactique basée sur l'escarmouche causait des pertes importantes aux " bleus" mais ce n'était pas une guerre soutenue et les bandes vendéennes se dispersaient après chaque combat.
Coté républicain, depuis le 30 avril 1793 trois armés devaient contrôler larévolte vendéenne. Biron commandait sur les côtes de La Rochelle, Canclaux sur les côtes de Brest et Wimpffen qui allait passer chez les Girondins commandait les côtes de Cherbourg. Ces armées n'étaient pas du tout homogènes, aux cotés des soldats réguliers de Westermann, d'Augeraux ou de Marceau on trouvait des bataillons de volontaires malhonnêtes et sans scrupule envoyés par Paris. Un nombre...