La révolution française

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  • Publié le : 28 octobre 2009
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DEVOIR D’HISTOIRE

LA FRANCE A LA VEILLE DE LA REVOLUTION

La Révolution française est l’un des moments les plus importants de l’histoire de France. En l’espace d’une décennie (1789-1799), elle change totalement le paysage social, politique et économique du pays. Ces événements extraordinaires et violents qui bouleversent la France auront aussi une influence profonde sur le reste de l’Europeet du monde pour les siècles à venir. Avec la Révolution, c’est soudain le peuple, le citoyen qui entrent en scène et qui participent à la conduite du pays, mettant ainsi fin à des siècles d’un pouvoir absolu détenu par l’aristocratie et le clergé. En quoi un régime à bout de souffle et un malaisesocial profond portent-ils en eux les germes de la Révolution Française ?
La société d'ordres est inégalitaire et repose sur la complémentarité des fonctions sociales. La noblesse, le clergé et le tiers-état n'ont pas la même fonction mais sont solidaires pour la bonne marche de la société.
Une société inégalitaire : L'organisation en ordres n'est pas le seul facteur d'inégalité. La richesse malpartagée est le critère de différenciation à l'intérieur de chaque ordre. Le critère "richesse" tend à supplanter le critère "ordre".
Les échevins de la ville de Paris : L'influence de la bourgeoisie est très forte dans les villes et leur genre de vie se rapproche de celui de la noblesse en ce qui concerne la partie la plus riche et la plus influente. 
Le repas des paysans : L'essentiel de lasociété du XVIIème siècle est constitué de petites gens qui ont bien du mal à vivre. Les plus nombreux sont les paysans d'ou émergent quelques laboureurs plus aisés.
A l’époque de Louis XIV, la société française se partage en trois ordres : le Clergé, la Noblesse et le Tiers-Etat.
La noblesse et le clergé représentent une minorité de Français (moins de 500000 personnes). Tous leurs membres sontprivilégiés mêmes si les différences de fortune peuvent être très importantes entre haut et bas clergé ou entre noblesse d'épée et noblesse de robe. Ils occupent une place dominante dans la société. 
Les différences sont encore plus grandes au sein du Tiers Etat. Tous paient la taille, la dîme et les impôts seigneuriaux individuellement ou collectivement. La bourgeoisie détient l'essentiel del'économie. La puissance de certains bourgeois leur permettent parfois d'accéder à la noblesse. 
Les trois quarts du Tiers Etat sont des paysans avec une minorité de notables : les laboureurs. 
L'ascension sociale est possible mais faible. 

Au-delà de cet héritage, les réalités sociales de l'époque en donnent une lecture plus complexe : éclatement du clergé, perte de prestige social de la noblesse,progression de la bourgeoisie qui rivalise avec la noblesse, misère d'une grande partie du peuple.
La société d'ordres est très inégalitaire et les privilégiés résistent aux changements mais l'enrichissement de la bourgeoisie donne à celle-ci une ambition politique.

En 1788, le pouvoir repose sur la monarchie absolue de droit divin. Le roi tient son pouvoir de Dieu comme le montre la cérémoniedu sacre à Reims, au début de son règne ; la tradition monarchique s’inscrit dans le respect des coutumes, c'est-à-dire des libertés et des privilèges accordés à certains individus, certaines villes ou provinces. Le roi règne sur le pays en maître incontesté et se trouve, en tant que "seigneur des seigneurs", aux prises avec une noblesse turbulente plus ou moins domestiquée depuis Louis XIV. Lesbases de ce système politique sont contestées et attaquées dans la seconde partie du XVIIIe siècle.
La philosophie des Lumières s'est diffusée dans les couches supérieures de la société française, la bourgeoisie et la noblesse libérale. Contre la monarchie absolue à la française, le modèle anglais d'une monarchie limitée par un parlement (assemblée élue) est mis en avant. À l’obéissance du...