La raison et la philosophie

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1131 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 22 mars 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
I- L'attitude naturelle face au monde
1- La conscience habituelle du monde anbiant

Selon Husserl, l'intentionnalité est ce qui définit le rapport de la conscience au monde. Entendons par là que la conscience vise toujours qqch comme étant ceci ou cela, cette viséee préalable étant ensuite confirmée ou infirmée par un donné intuituf, càd une perseption. Pour qu'il y ait conscience de qqch , ilne suffit pas qu'un objet ou qu'un sujet soient simplement présent ensemble : il faut préalablement que la conscience puisse se rapporter à l'objet sur le mode de la visée, càd qu'il faut que l'objet fasse sens pour la conscience qui le vise. Victor, l'enfant sauvage de l'Aveyron, n'entendait pas un coup de feu tiré dans son dos, pcq ce son n'avait pour lui aucune signification ; toute conscienceest conscience d'un sens d'abord constitué, que l'intution vient ensuite remplir. EN d'autres termes, avoir conscience qu'il y a un arbre dehors, c'est viser ce qu'il y a un arbre là dehors, c'est viser ce qu'il y a dehors comme un arbre, la perception venant alors confirmé ou non l'intention. « c'est bien un arbre » ou «  non ce n'est pas un arbre ».

C'est pour cette raison que Heidegger,dans son analyse du monde ambiant, celui de la réalité quotidienne, affirme que nous nous rapportons à chaque chose sur le mode de l'utilité : avoir conscience qu'il y a un marteau posé sur l'établi, c'est pouvoir viser le marteau en tant qu'il a une signification déterminée, et la signification du marteau, c'est son usage, càd servir et enfoncer des clous. Ainsi, à même ntore attitude naturelle,nous n'avons pas une conscience « neutre » de la réalité qui nous entoure, il faut plutôt affirmer que nous rapportons chaque chose à l'usage que nous faisons de chaque chose dans notre « commerce » quotidien. Avoir conscience du stylo, c'est la viser comme ce qui sert d'écrire, avoir conscience de la fôrêt, c'est la viser comme lieu qui sert à se promener le dimanche, ou qui fournit du bois aumenuisier, ect... Or le propre d'un objet doté de signification, c'est de tjrs renvoyer à autre chose qu'à lui même : il n'y aurait pas de marteau s'il n'y avait pas de clou, pas de clou s'il n'y avait pas de plance à assembler, pas de construction à faire s'il ne fallait se protéger du soleil, de la pluie ou du vent. De proche en proche, less signification renvoient là toutes les autres, et ce réseaude significations constitue ce que Heidegger nomme la « mondité du monde » bref, la trame de la réalité elle-même.

2_Une perception articulée à un besoin

La réalité tout entière s'organise donc autour d'un foyer que nous somme à chaque fois nous-mêmes, si tant est qu'avoir conscience c'est donner un sens, et que donner un sens à un objet, c'est lui conférer une certaine utilité ou un certainusage pour nous. La conscience s'oriente fans la réalité selon la la polarité de l'utile ou du nuisible, en sorte que, comme le remarquait Bergson, la perception est elle-même d'avance tournée vers le faire et vers l'action. Ce marteau qu'a présent je cherche, je suis certain de l'avoir vu qq part, mais je ne sais plus où ; Cet oubli n'est ni fournit ni accidentel : je n'ai conscience de laprésence effective du marteau sur l'établi que lorque cette présence fait pour moi sens, càd lorque j'ai au besoin pour marteler qqch. Quant le marteau ne m'est d'aucune utilité, j'en perçois pê la précencen mais sans le remarquer expressément, et quand j'en ai besoin, je ne le vise pas comme ce marteau-ci, qui n'est semblable à aucun autre, mais comme un touil dont je m'empare pour m'en servir. Tel estdonc le paradoxe : quand je n'ai pas besoin d'une chose, je ne le remarque pas, et quand j'en ai besoin, elle s'efface devant l'usage que j'en fais, si tant est que regarder le marteau quand je m'en sers est encore meilleur moyen de se taper sur les doigts. Ainsi, avoir conscience de qqch, c'est justement ne jamais viser la chose comme chose existant en soi, indépendamment du monde comme de...
tracking img