La reconnaissance citoyenne

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  • Publié le : 22 mars 2010
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LA RECONNAISSANCE CITOYENNE

Ouvrir une réflexion sur la construction d’un scénario de cérémonie de reconnaissance citoyenne c’est d’abord réfléchir aux défis de l’immigration future qui nécessite d’aborder, avec rigueur et sérénité, le sujet dans toutes ses dimensions :
- démographiques
- économiques
- culturelles
- cultuelles
- humaines
- voire politiques et diplomatiques,La question de l’immigration avant d’être une question économique et politique est une question humaine et même spirituelle, elle touche au plus profond des valeurs de notre société à accueillir,à intégrer,à affirmer sa propre capacité de renouvellement.
L’immigration est un appât dynamique et un enrichissement de la culture nationale « nous avons tous été étrangers au pays d’Egypte ».C’est parce que la dignité de toute personne humaine n’est pas suffisamment respectée dans le monde, y compris le monde dit développé, que la force des égoïsmes façonne trop souvent les comportements publics et privés.
Une intégration réussie suppose une approche renouvelée de la citoyenneté des immigrés qui ne se limite pas à un débat sur le droit de vote ou à une réglementationdes procédures de naturalisation.
La réflexion sur cette intégration peut être éclairée par cet extrait d’un ouvrage d’Emmanuel TODD paru en 1994 :

« Le mot d’intégration continu de régner, vide sens puisque assimilationnistes
Et ségrégationnistes peuvent également s’en réclamer, lui affectant la signification qui leur convient, absorption des individus pour les premiers, enclavementdes groupes pour les seconds. L’acceptation du terme d’assimilation, avec toutes ses conséquences morales et administratives, faciliterait la gestion d’un processus de destruction des systèmes anthropologiques immigrés que n’arrête nullement la pudeur des élites. La conversion à un assimilationnisme franc impliquerait un rejet sans honte, sur le territoire national, de tous les élémentsanthropologiques extérieurs au fond commun minimal français. L’oppression de la femme, arabe ou malienne, constitue de ce point de vue un élément central. Le retour de la société française à un assimilationnisme honnête n’est pas d’abord l’affaire d’une loi. Il exige surtout un changement de climat et de ton. Il implique que les élites parlent avec moins de pusillanimité des conflits culturels entrefrançais et immigrés, et avec plus d’amour de la France, lieu symbolique et pratique de l’assimilation.
L’incapacité d’affirmer que la France existe, et que le destin des immigrés ne peut y être qu’un alignement sur les mœurs majoritaires, stimule l’anxiété de la population d’accueil. Le système anthropologique dominant s’opose à une immigration qui laisserait s’établir dans l’hexagone des groupesn’adhérant pas à la communauté nationale sur une base individualiste et égalitaire. La tolérance abstraite du multiculturalisme a donc conduit à la fermeture des frontières.
L’ouverture théorique à la différence a mené à la fermeture pratique des frontières et des esprits. Une redéfinition de la France comme société d’assimilation, affirmant à la primauté de son système de mœurs mais disposée à accueillirles individus acceptant ses valeurs fondamentales, pourrait en revanche conduire à une reprise de l’immigration ».

Fin de citation.

L’acquisition de la nationalité française est l’ultime étape de l’intégration républicaine.
Comme l’avait suggéré le Conseil économique et social, la réussite de cette interjection repose sur 5 piliers.
- l’école
- l’emploi- le logement
- la culture
- la citoyenneté
-
1er pilier : L’école,

En France, la loi reconnaît comme droit, le droit à l’éducation permanente, c'est-à-dire un éducation initiale obligatoire et une éducation continu tout au long de la vie (éducation populaire, fer ?????, professionnelles ou apprentissage généraux). Les immigrés sont fondés à accéder à ces...
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