La religion

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  • Publié le : 29 septembre 2010
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La société peut elle se passer de la religion ? |
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Disserte de philosophie
La société peut elle se passer de la religion ?

Dans nos sociétés contemporaines occidentales, on constate que depuis le milieu du 20ème siècle, et surtout depuis la révélation de l’horreur de l’holocauste de la seconde Guerre Mondiale, la religiosité s’est essoufflée.
Cette tendancedes sociétés actuelles à délaisser la religion soulève le problème de sa caractérisation. Est-elle une composante à part entière de la société ? Or jusqu’à présent, il n’y a jamais eu de fondement de société sans bases religieuses ; mais face à la conjecture actuelle des choses, nous pouvons nous demander si la société peut se passer de la religion, et si les relations entre elles deux sontseulement de cause à effet, ou si elle admette une réelle interdépendance.
Le mot religion viendrait du terme latin « religare » qui signifie « relier ». La religion, représentant l’ensemble des croyances codifiées par des rites envers un, ou plusieurs dieux, a donc pour objectif d’unir les hommes et la nature avec un ordre surnaturel. Cet ordre étant à l’origine d’un accord entre les hommes àl’égard duquel ils doivent être soumis.
La religion est donc par essence créatrice de l’ordre social et fonde ainsi les tabous, les mœurs, les prescriptions sociales ou encore les institutions politiques.
Or il semble que ces sociétés modernes puissent se passer de toute référence à la religion. La société, qui représente un groupe d’individus travaillant, échangeant, et obéissant à des règlesensemble, semble avoir pris une certaine autonomie dans son fonctionnement envers la religion et les institutions ecclésiastiques.
Néanmoins une société peut elle s’accommoder du manque de religion, ou y occupe t’elle un rôle définitivement indispensable à sa bonne marche ? Voila ce que nous allons tenter de savoir au cours de ce devoir.

Le sentiment religieux est surprenant à bien des égards.Il semble, plus que profondément enraciné dans le subconscient de l’Homme : on trouve, en effet, des sociétés sans art, sans science, sans philosophie, mais jamais sans religion.

L’Homme est un animal religieux.
En effet le rapport à la divinité est inscrit dans la nature humaine, qui a un besoin naturel de croire, d’adorer un dieu, de lui parler afin qu’il justifie l’injustifiable. C’est cequ’on appelle la religion naturelle, qui ne passe par aucune institution religieuse mais symbolise un lien direct à la divinité. L’homme peut ainsi librement accéder à la connaissance de ce dieu grâce à ses facultés naturelles, la raison et le sentiment.
Cette religion est universelle puisque naturelle pour tout le monde. Elle prêche la justice, le pardon et la charité, principes innés del’homme. Or à la religion naturelle vient s’ajouter la religion révélée dans laquelle Dieu se révèle à la nature, lui donnant ainsi, un aspect surnaturel. Cette religion est, de plus, assumée par une institution humaine : l’Eglise.
Or pourquoi les hommes, alors réunis en société, et ce depuis le début de l’espèce, ont-ils eu besoin de se retourner vers la religion ?
Il est vrai que l’homme a toutadoré, le soleil, la lune, la nature, les animaux… jusqu’à la création de mythes. Pourquoi ? Car l’homme a un besoin avide d’explications, et il acceptera toujours mieux un mythe improbable qu’un aveu d’ignorance. L’homme est ainsi fait, il est donc plus facile pour lui de croire en une affirmation douteuse plutôt que de se poser des questions quant à son origine.
D’après Lucresse et Hobbes, lareligion représente aux yeux de l’homme un échappatoire à sa faiblesse. Le fondement de la religion serait alors le même que celui de la société, la peur. La religion aurait ainsi un rôle protecteur, compensateur et consolateur. Elle protègerait devant le danger de la nature, compenserait des privations qu’implique la vie en collectivité et des dommages causés par la société et enfin, elle...
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