La route - cormac mccarthy

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 10 (2481 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 19 juin 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
La route de C. McCarthy : Problématique

Quelle n’est pas la tentation de prendre le pistolet et de se suicider comme la mère l’a fait. Mais le suicide, pourquoi ? Pourquoi un tel choix et pourquoi les deux autres ne l’ont-ils pas suivi ? Ils sont là, sur cette terre qui n’a plus vraiment de sens, la vie n’a, elle non plus, plus vraiment de sens. Les hommes bons sont voués à disparaitre et lesméchants à survivre. Dans ce cas là, pourquoi vouloir à tout prix rester en vie ?
On peut se poser une question, qui, dans de nombreux cas, prend tout son sens :
« Doit-on se battre pour rester en vie en toutes circonstances ? »
Une chose est sûre, il n’est pas difficile de choisir de mettre fin à ses jours. Le petit est encore trop petit pour penser mais ces questions sont présentes dans latête du père. Il serait donc, sans doute, plus intéressant de se baser sur le point de vue et les actes du père. Et, bien qu’on ne sache pas pourquoi il cherche à rester en vie, on sait de manière assez évidente qu’il ne veut pas la mort.
Ce besoin de rester en vie ce remarque à travers le livre car les deux personnages ont de la volonté. Même quand il ne reste plus rien à manger, ils utilisentleurs dernières forces pour continuer à marcher et tenter de trouver de la nourriture alors qu’il serait tellement facile de se laisser mourir de faim. Durant tout le récit, ils se cachent pour échapper aux méchants par peur de se faire attraper et d’être mangés. Il leur reste suffisamment de balles pour se suicider tous les deux et pourtant, ils tiennent à leur vie.
On pourrait facilementcomparer ce récit à une période historique bien connue : la seconde guerre mondiale et en particulier, la Shoah. On peut alors se poser les mêmes questions : pourquoi les juifs continuaient-ils à lutter pour rester en vie dans les camps de la mort? Sans doute qu’il voulait prouver aux nazis que jamais les Juifs ne pourraient être entièrement détruits. C’est peut être la même chose ici, les « gentils »veulent peut-être montrer aux méchants qu’on peut survivre en tant qu’être humain, qu’on n’est pas obligé de perdre notre dignité. Mais ce n’est qu’une interprétation et dans le livre, les personnages principaux sont influencés par bien des personnes et des circonstances.
Revenons au livre et réfléchissons d’abord au point de vue du père sur la mort.

On n’est pas vraiment sûr du pourquoi lepère ne s’est pas suicidé alors qu’il en avait l’occasion, mais c’est sans doute parce qu’il ne veut pas abandonner son fils. Son amour envers son fils est bien plus fort que sa volonté de mourir.

L’amour plus fort que la mort
[…] Mais il savait que même s’il était un père aimant, les choses pouvaient être bien comme elle avait dit. Que l’enfant était tout ce qu’il y avait entre lui et la mort.[…]
Le père va continuer à se battre pour la vie pour son fils, qui lui, n’a jamais connu la vraie vie, celle où on était heureux de vivre, pas celle durant laquelle on erre à la recherche de rien. Son fils est comme un but dans la vie et il lui apporte aussi beaucoup au niveau personnel.
[…]Ne l’ouvre pas, Papa.
Ça va aller.
S’il te plait, Papa. S’il te plait
Ça va aller.
Mais non.
Ilavait les poings serrés contre sa poitrine et se balançait d’avant en arrière, terrorisé. L’homme lâcha la pelle et pris l’enfant dans ses bras. Viens, dit-il. Allons nous asseoir sur la véranda et reposons-nous un moment. […]

Tout d’abord, le fils ne connait que le monde comme il est au moment de l’histoire, il pose donc souvent des questions à propos de la vie, comment il faut agir, réagir,pourquoi sont père fait telle ou telle chose. Il remet en question tous les actes, s’interroge. Ces questionnements permettent au père de réfléchir lui aussi à sa situation, il arrive à prendre des décisions humaines, morales. De plus, son fils, c’est la seule personne avec qui il vit depuis des années, une des seules à qui il a parlé mais en tout cas, le seul en qui il a confiance. Or, peut-on...
tracking img